Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé, ce samedi 13 janvier sur son compte Twitter, qu’il se trouvait à Notre-Dame des-Landes. Rappelons-le, il a bouclé hier (vendredi 12 janvier), une semaine de consultations sur le projet de l’aéroport nantais, avant de prendre une décision finale, attendue d’ici la fin janvier.

« Voir et écouter. À Notre-Dame-des-Landes », a tweeté le premier ministre. Le texte est accompagné de trois photos, dont une le montrant à la mairie du village, en pleine conversation avec le maire Jean-Paul Naud.

Après Notre-Dame-des-Landes, Edouard Philippe s’est rendu à Nantes, « pour une visite républicaine » à la maire Johanna Rolland, favorable au projet du nouvel aéroport. Il s’est ensuite rendu à l’aéroport actuel de Nantes-Atlantique où il s’est exprimé devant la presse, confirmant que la décision de construire ou non un nouvel aéroport serait bien prise avant fin janvier.

« Avant la fin du mois de janvier nous aurons rendu publique la décision du gouvernement. C’est une décision difficile à prendre. Pour l’instant elle n’est pas prise, elle exige encore quelques consultations », a affirmé Edouard Philipe.

D’ici la fin du mois, l’exécutif doit dire si oui ou non l’aéroport verra le jour 

Depuis le début du mois de janvier, Edouard Philipe a rencontré les grands élus (maires, parlementaires, présidents de conseils départementaux…) des régions : de Loire-Atlantique, d’Ille-et-Vilaine, du Morbihan, du Maine-et-Loire, de Mayenne et de Vendée, qui ont pu exprimer leur position une dernière fois. 

Ces positions ont été ajoutées au rapport des trois médiateurs nommés, spécialement pour le projet, par le Premier ministre. Ce dernier a conclu que la construction de Notre-Dame-des-Landes et l’agrandissement de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique étaient deux options « raisonnablement envisageables ».

La majorité des élus s’est jointe pour réclamer une expulsion de la Zad. Cependant, certains d’entre eux, comme le député LREM Matthieu Orphelin, suggèrent de lancer un projet d’« agriculture durable et de biodiversité » et d’éviter toute « évacuation violente ».