Invité politique de France Info ce 8 février, Bruno Beschizza, maire d’Aulnay-sous-Bois, est longuement revenu sur l’affaire de l’interpellation violente du jeune Théo.

C’est l’affaire qui secoue le pays depuis plusieurs jours. Le 2 février dernier, Théo, jeune homme résidant à Aulnay-sous-Bois, est agressé lors d’un contrôle d’identité qui dégénère. Ces faits d’une ampleur extrême ont conduit à toutes une série de débordements : poubelles et véhicules incendiés, jets d’objets incendiaires… De nombreux individus ont été interpellés dont 17 pour la nuit du 7 au 8 février.

Une agression qualifiée de viol

Bruno Beschizza a réagi face aux journalistes de France Info : « Dans les quartiers et dans la ville, on ne peut pas comprendre qu’on dise qu’on ne va plus utiliser le mot viol alors qu’effectivement, il y a eu pénétration anale de 10 cm. C’est ça la réalité brute, dure, qu’ont entendu les habitants du quartier », s’indigne le maire d’Aulnay-sous-Bois. « Je n’ai volontairement vu aucune vidéo parce que justement, je veux respecter la chaîne pénale. Je n’ai pas intenté à l’indépendance de la justice. Je n’ai pas intenté à la présomption d’innocence des policiers. »

La venue « surprise » du président de la République

« La venue du président de la République a été une surprise. Je demandais un geste fort de la part de l’Etat. On l’a eu de manière cachée parce que personne n’a été prévenu » remarque Bruno Beschizza. « On peut très bien ne pas en faire une scène médiatique mais demander aux petits élus locaux (…) d’être quand même considéré au sens littéral du terme ne serait-ce que par une poignée de main. Je ne demande pas plus. »

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