Thierry Solère, proche soutien et porte-parole de François Fillon était ce matin l’invité de Léa Salamé au micro de France Inter. L’occasion pour lui de revenir sur l’affaire Fillon.

Depuis plus de deux semaines, l’affaire Fillon fait la Une de tous les journaux de l’héxagone. Depuis les révélations des emplois fictifs de sa femme et de ses enfants par le Canard Enchaîné, ses plus proches soutiens écument les plateaux télés et les radios pour défendre leur champion. Ce matin encore, Thierry Solère, porte-parole de François Fillon, répondait aux questions de Léa Salamé.

Interrogé d’emblée sur l’affaire Fillon, et notamment sur le silence de Pénélope Fillon, première impliquée dans cette affaire d’emplois fictifs, Thierry Solère a de suite défendu son candidat en attaquant les médias. Une position sur la défensive dans laquelle il a rappelé qu’il s’agissait d’une affaire de droit et que, de ce fait, les médias devraient laisser la justice faire son travail. Il a par ailleurs, à plusieurs reprises au cours de l’interview, tenu à souligner l’exemplarité de François Fillon, dont c’est le premier soupçon en 30 ans de carrière.

Interrogé sur le revenu qu’auraient également touché les enfants de François Fillon, qui auraient touché 3000 euros net en tant qu’assistant parlementaire, un poste qu’ils n’ont jamais occupé, Thierry Solère a encore une fois éludé la question, en dénonçant le salaire que touchent les animateurs de télévision en comparaison aux salaires des enfants Fillon.

Une « hallali médiatique »

Durant l’interview, Thierry Solère a également eu le temps de poser François Fillon en victime des médias. En effet, selon le porte-parole du candidat à la présidentielle, ce dernier est la cible d’une véritable « hallali, d’un lynchage médiatique ». Selon lui, François Fillon paye à travers cette affaire tous les dysfonctionnements de la vie politique française des vingt dernières années.

Revoir le statut de l’élu et de sa famille

Si la quasi totalité des questions ont porté sur le scandale Fillon, Thierry Solère a toutefois eu le temps de déclarer deux éléments intéressants autour de cette problématique. Il a par ailleurs déclaré, lorsqu’il a été interrogé sur les revenus de Pénélope Fillon, que François Fillon souhaiterait revoir, à la lumière de cette affaire, le statut juridique de l’élu et de sa famille, notamment par rapport à l’emploi de ses proches. Un statut encore trop flou actuellement selon lui.

Dans les dernières minutes de l’interview, il a également tenu à rassurer les soutiens de François Fillon qui l’ont encouragé à se retirer de la campagne lorsque les affaires ont éclatées. « Ils ne seront pas sanctionnés, a-t-il déclaré à leur encontre, nous ne sommes pas là pour sanctionner et diviser mais au contraire pour rassembler dans un moment si important ».

La présidentielle aura désormais lieu dans 75 jours, une date qui paraît bien trop proche pour le camp Fillon, pour l’heure toujours empêtré dans ce scandale judiciaire.