Après onze années aux commandes de l’Allemagne, Angela Merkel compte bien garder sa place. Le Parti chrétien démocrate allemand (CDU) et l’Union chrétienne sociale (CSU) ont annoncé, lundi 6 février, la candidature de la chancelière pour un quatrième mandat.

Elle sera opposée à l’ancien Président du Parlement européen, Martin Schulz, lors des législatives qui auront lieu le 24 septembre 2017. Ce dernier a été choisi par la direction du Parti social démocrate (SPD), fin janvier.
Selon les dernières enquêtes d’opinion, le SPD obtiendrait 28% des intentions de vote, Merkel et son parti atteindrait les 34%, et le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) 12%. A huit mois du scrutin, la dynamique est clairement du côté des sociaux-démocrates. De plus, selon un récent sondage, si les Allemands devaient voter aujourd’hui, 50% voteraient pour Martin Schulz, contre 41% pour Angela Merkel.

Un nouveau visage dans la scène politique allemande

A quelques mois des législatives, la partie risque d’être plus difficile que prévue pour la chancelière allemande. D’abord parce que Martin Schulz semble être un adversaire de taille pour Angela Merkel, déterminé à remobiliser les électeurs sociaux-démocrates. De plus, sa candidature a créé un effet de surprise, faisant de Schulz un nouveau visage dans la scène politique allemande.

C’est certainement l’un des plus gros défis de la chancelière allemande : convaincre les électeurs, après trois mandats consécutifs, de continuer pour quatre années de plus.