Après avoir fait scandale, le décret anti-immigration si cher à Donald Trump est pour l’instant bloqué par un juge fédéral, le temps qu’une enquête décide de sa validité ou non. Une lueur d’espoir pour les anti-Trump.

C’est un premier coup dur pour Donald Trump. Le nouveau président des Etats-Unis a vu son décret anti-immigration être bloqué par un juge fédéral de l’État de Washington, James Robart. Ce décret, décidé par le locataire de la Maison-Blanche doit permettre l’interdiction d’entrée sur le territoire américain aux ressortissants de sept pays, l’Iran, l’Irak, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen. Après avoir provoqué une très grande vague de contestation à travers le monde sous le slogan « No ban, no wall« , Donald Trump avait prévu de maintenir son intention, mais il se retrouve ainsi bloquer par la justice de son propre pays. Si le juge fédéral, pourtant républicain, a pris cette décision de bloquer provisoirement ce décret, c’est pour laisser le temps au procureur général Bob Ferguson, qui est démocrate, de voir sa plainte déposée le 30 janvier contre Donald Trump être examinée. De nombreuses personnalités, politiques ou non, se sont exprimés ces derniers jours contre ce décret anti-immigration, mais qu’un juge fédéral républicain fasse tout ce qui est en son pouvoir pour bloquer un président républicain en aidant un procureur démocrate est une nouvelle étape de franchie dans le malaise politique provoqué par l’avènement de Donald Trump.

La Maison-Blanche furieuse

Ce blocage du décret n’est pour l’instant qu’une première étape pour ceux qui le critiquent puisque une longue bataille juridique va maintenant se mettre en place pour juger de si oui ou non, ce décret anti-immigration stigmatise une population – en l’occurrence les musulmans – et s’il est conforme à la Constitution des Etats-Unis d’Amérique, ce que réfutent ses détracteurs. La Maison-Blanche n’a pas tardé à vivement critiquer cette décision du juge fédéral James Robart, la jugeant tout d’abord « scandaleuse » avant de se rétracter et d’annoncer avoir tout simplement confiance en la justice. Une première victoire donc pour les anti-Trump mais à nuancer toutefois puisqu’elle pourrait n’être qu’un accident de parcours pour Donald Trump qui pourra tenter de faire passer d’autres décrets aux mêmes objectifs à l’avenir.