Mercredi, l’armée américaine a annoncé avoir effectué dimanche dernier sa première grosse opération militaire contre Al-Qaïda au Yemen depuis l’investiture de Donald Trump. Et si l’opération a permis d’éliminer 41 djihadistes, elle a viré au fiasco avec la mort de plusieurs civils et d’un militaire américain.

Durant la campagne présidentielle, Donald Trump l’avait martelé : il fera tout ce qu’il faut pour éliminer le terrorisme islamique et n’hésitera pas à utiliser tous les moyens possibles. Force est de constater qu’une fois élu, il n’a pas perdu cette envie. Ainsi, dimanche 29 janvier, l’armée américaine a mené sa première opération de grande envergure contre Al-Qaïda au Yémen dans le but d’obtenir des renseignements sur l’organisation d’AQPA (Al-Qaïda dans la péninsule arabique). Mais le commando a dû faire face à une forte résistance et de violents combats ont été engagés entre les deux camps.

16 victimes civiles

Au final, ce sont au moins 41 terroristes qui ont perdu la vie ainsi qu’un membre des forces spéciales américaines. Si ce nombre de victimes est important, il ne concerne que les protagonistes et est relativement logique compte tenu du type d’opération. Cependant, cet assaut est entaché de la mort de nombreux civils. Les médias yéménites parlent de huit femmes et huit enfants victimes collatérales de cette opération. Le commandement des forces armées américaines au Moyen-Orient a fait savoir par son porte-parole, le colonel John Thomas, que ce nombre très élevé de victimes civiles est « dû à une tradition bien établie et horrifiante (d’AQPA, ndlr) de cacher des femmes et des enfants dans ses zones d’opérations et ses camps, et démontre en permanence son mépris pour les vies innocentes ».