Le Tournoi des VI Nations débute samedi 4 février. Pour sa deuxième compétition à la tête de l’équipe de France, Guy Novès et son staff ont dû faire face à une cascade de blessés. Une situation loin d’être idéale pour les Bleus, qui se déplacent par trois fois cette année.

On les a quittés séduisants mais perdants à l’automne dernier. Ils devront maintenant gagner pour continuer à plaire. Le XV de France entame samedi 5 février à Twickenham la deuxième partie du chemin qui le conduira à la Coupe du monde 2019 au Japon. Surtout, le sélectionneur Guy Novès et ses adjoints Yannick Bru et Jean-Frédéric Dubois devront confirmer le mieux entrevu dans le jeu par des résultats positifs. L’indulgence de la première année est désormais terminée.

Forfaits à gogo

Problème : lors de ces dernières semaines, des hommes cadres du dispositif bleu se sont blessés. Le premier coup dur vient de Clermont. Wesley Fofana, titulaire indiscutable, s’est rompu le tendon d’Achille lors du match entre Clermont et Exeter samedi 21 janvier. Le maestro de l’attaque tricolore est donc forfait pour le reste de la saison. Son remplaçant Henry Chavancy a du lui aussi repousser la convocation du staff pour une autre blessure, et a été remplacé par Mathieu Bastareaud (Toulon). Absence de dernière minute : Yann David ne postule pas pour le Crunch en raison d’une blessure à la cuisse contractée à l’entraînement.
Chez les avants, la première ligne a elle aussi connu plusieurs changements. Eddy Ben Arous et Camille Chat (Racing 92) ont eux aussi déclaré forfait. Ils ont été remplacés par le Toulonnais Xavier Chiocci et Christopher Tolofua (Stade Toulousain). Enfin, après avoir dit non une première fois, Bernard le Roux figure bien dans la liste des joueurs préparant le « Crunch » de samedi. Il remplace Raphaël Lakafia du Stade Français.

Trois déplacements

Comme chaque année impaire, le calendrier des Bleus est corsé : trois matchs à l’extérieur et seulement deux au Stade de France. De plus, le XV de France se déplace chez les deux autres grosses écuries du Tournoi, à savoir l’Angleterre et l’Irlande.
Les Anglais, forts de 14 victoires consécutives série en cours, abordent la compétition pleins de confiance. Ils ont en plus dans le viseur le record d’invincibilité détenu par la Nouvelle-Zélande depuis l’automne dernier (18 victoire consécutives). Après la réception de l’Ecosse où l’on peut espérer légitimement une victoire, les hommes de Novès vont aller défier l’Irlande à Dublin puis l’Italie à Rome. Ce double déplacement devrait décider du classement final de l’équipe de France. Avant de recevoir le XV du pays de Galles, diminué lui aussi après de nombreux forfaits.

Objectif trois premiers

Dans tous les cas, Guy Novès ne peut se permettre de rééditer la mauvaise performance de l’an passé. Les Bleus avaient conquis deux victoires à Paris (Italie puis Irlande) avant de se faire battre par trois fois par l’Irlande, l’Ecosse et l’Angleterre à domicile pour une cinquième place finale. Si l’histoire devait se répéter, ce ne serait pas du goût de Bernard Laporte, le nouveau président de la FFR. Si l’on peut légitimement penser que l’Angleterre semble intouchable, l’Irlande devrait être difficile à battre chez elle. Une place dans les trois premiers serait donc un bon résultat pour cette équipe en pleine reconstruction.
En attendant, les Bleus ont reçu le soutien inattendu du ciel…

Rendez-vous samedi, 17h50 pour la première manche.