La croissance française fatigue : le PIB n’a atteint que 1,1% en 2016, selon l’Insee, un chiffre inférieur au 1,4% qui était attendu par le gouvernement. Michel Sapin a tout de même salué une activité économique « dynamique ».

Malgré une accélération au quatrième trimestre (+0,4%), la croissance faiblit, et se montre plus timide qu’en 2015, où elle atteignait 1,2%. Si le gouvernement espérait une hausse de 1,4% en 2016, il se dit tout de même satisfait par ces résultats, « pour la deuxième année consécutive, l’activité économique aura été dynamique et aura permis de faire reculer le chômage, tout en réduisant le déficit public« , a déclaré Michel Sapin, le ministre de l’Economie et des Finances.
Cette satisfaction se base sur la croissance du PIB qui a atteint 0,4% sur les trois derniers mois, soit deux fois plus que le trimestre précédent. C’est en partie grâce à la reprise de la consommation (+0,6%) et de l’investissement des entreprises (+1,3%). « L’année 2016 se termine sur une note positive avec une activité qui accélère nettement au quatrième trimestre. C’est le signe d’une reprise qui s’installe durablement et, surtout, qui prend de l’ampleur », a assuré Michel Sapin. « La confiance des ménages comme des chefs d’entreprise se situe à des niveaux élevés et promet un début d’année 2017 très dynamique, tant en terme d’activité que de créations d’emploi », a-t-il ajouté.

Même dynamique pour 2017

Selon l’Insee, cette dynamique devrait se poursuivre pour l’année 2017. L’organisme prévoit une croissance de 0,3% et 0,4% aux premier et deuxième trimestre 2017. Aussi, le chômage devrait légèrement reculer, et atteindre 9,5% de la population active en métropole à la mi-2017, grâce à un nombre suffisant d’emplois créés.