Le bruit est un des maux les plus répandus dans les grandes villes. Réseaux routiers intra-muros, axe aérien, les raisons de cette gêne sont nombreux. Toulouse n’est pas une ville à part, elle est sujette à ce genre de problèmes, et ce depuis des années. Mais quels sont-ils exactement ? Et qu’est ce qui est mis en place pour s’en débarrasser ?

Une étude récemment conduite par l’IRNS (Institut National de Recherche et de Sécurité) accusait le bruit d’être un réel danger pour l’être humain. En effet, selon les dires des spécialistes qui se sont penchés sur la question, le niveau de décibels maximum que notre système auditif peut recevoir se limite à 80 unités. Lorsque l’on arrive à 135 décibels, un simple son de quelques secondes peut entraîner des répercutions sur une personne.

Acouphènes, oui, mais pas que !

Les sifflements et autres bourdonnements qui suivent une trop forte exposition au bruit sont bien sûr connus de tous. Ils apparaissent par exemple à la suite d’une soirée passée proche des enceintes montées à fond, où encore après être resté devant des travaux bruyants un peu trop longtemps.

Mais ce n’est pas les seuls risques encourus lorsque le bruit est trop présent. Ce bruit n’est d’ailleurs pas toujours perçu. Des sons plus discrets, mais tout aussi nocifs sont ainsi réceptionnés sur de longues périodes. Ces bruits, lorsqu’ils se répètent à l’infini, peuvent entraîner de nombreux symptômes. Du simple détournement d’attention, les embêtements peuvent prendre une toute autre dimension : fatigue, troubles du sommeil, stress, hypertension, pouvant amener à des troubles cardiovasculaires. Les femmes enceintes sont aussi exposées à de nombreux risques de complication.

Comment se protéger à l’échelle de la ville ?

C’est donc un mal qui appelle à beaucoup de précautions. Mais il est parfois difficile de se sortir de situations bruyantes. Jean habitait sous une des lignes aériennes que prennent les avions avant d’atterrir. « Il y avait pas mal de bruit, toujours le même, assez fréquemment, on finit par s’y habituer, mais on l’entend malgré tout. Le fait d’avoir d’avoir déménagé il y a quelques temps m’a fait me rendre compte que c’était fatiguant, à force« .

Les zones où le bruit causé par les lignes aériennes est le plus important à Toulouse./Crédit Toulouse Métropole

L’Aéroport Toulouse-Blagnac est bien entendu conscient des nuisances que son trafic occasionne. Un Plan de gêne sonore a d’ailleurs été mis en place pour essayer de proposer des aides à l’insonorisation dans les zones les plus touchées. Une étude a été lancée pour se renseigner sur le trafic, en nombre de mouvements par type d’appareil, le niveau de bruit de certification des avions ou encore les trajectoires des appareils.

Sur les bords du périphériques, certains se plaignent. Un collectif s’est monté en décembre 2013, le « Collectif Rangueil Anti-Bruit ». Ils demandent autour du périphériques l’édification de murs anti-bruit absorbants. « Les groupes scolaires à proximité sont impactés par le bruit, c’est la même chose pour une cinquantaine de maisons et plus de 400 appartements proches, soit environ 3 000 personnes« .

La gare compte aussi son nombre de riverains mécontents, tout comme certains coins de Toulouse, actuellement en travaux. Un constat qu’il faut cependant ménager. Toulouse est aussi une ville qui dispose de bon nombre de zones de calme. Des trous de verdure, qui permettent aux habitants de la Ville Rose de souffler, en attendant que les bruits qui les harcèlent s’apaisent.