Les PDG des plus grandes entreprises de la Silicon Valley ont fortement manifesté leur mécontentement envers Donald Trump, à la suite de la signature le 28 janvier du « muslim-ban », ce décret qui veut « protéger la nation contre l’entrée de terroristes étrangers aux Etats-Unis.

Ce « muslim-ban » prévoit l’interdiction d’entrer sur le territoire américain pour une durée de 90 jours des ressortissants étrangers issus de sept pays (Iran, Irak, Syrie, Libye, Somalie, Soudan, Yémen) et une interdiction indéfinie pour les étrangers en provenance de Syrie. Des son annonce, ce décret avait provoqué une vague de mobilisation dans tout le pays.

Pour les entreprises de la Silicon Valley, ce décret représente un retour en arrière. En même temps, il faut dire que dans le secteur de la technologie et de l’innovation, les immigrés ont toujours eu leur place aux Etats-Unis. Des milliers d’employés travaillant dans les milliers de start-up qui composent cet écosystème possèdent des « green cards »: des cartes qui donnent le droit aux étrangers de venir travailler ou vivre aux Etats-Unis. Et ce, que ce soit dans les toutes petites entreprises que dans les firmes supranationales, comme Google ou Apple.

Les PDG se mobilisent

Face à ce décret, les mobilisations n’ont pas traîné. Les internautes se sont immédiatement offusqué sur les réseaux sociaux et des manifestations ont eu lieu un peu partout dans le pays. Sur Internet, des dizaines de personnes ont dénoncé l’absurdité de ce décret, étant donné que quelques uns des plus grands patrons des mastodontes de la Silicon Valley sont des immigrés de première ou deuxième génération. A l’instar de Steeve Jobs.

Mais les internautes ne sont pas les seuls à avoir réagi. Les PDG des grandes entreprises de la Silicon Valleyn eux-mêmes ont décidé de s’engager contre ce décret. Ainsi, sur son compte Facebook, Mark Zuckerberg, créateur de Facebook, a manifesté son inquiétude alors que Twitter, sur le compte de l’entreprise, a rappelé son soutien « à tous les immigrés de toutes les religions ».

Serguey Brin, le fondateur de Google d’origine russe, a même pris part à une manifestation de soutien aux migrants à l’aéroport de San Francisco.