L’équipe de France s’est imposé dans un final en apothéose face à la Norvège (33-26). Les Bleus décrochent un sixième titre mondial, un record, devant le public enflammé de Paris-Bercy.

Ils sont immortels. Pour la sixième fois de son Histoire, les handballeurs sont sur le toit du monde. La rencontre n’avait pas grand chose à voir avec le match de poule. Les Norvégiens sont montés en puissance au fur et à mesure de la compétition. En finale, ils auront tenu une mi-temps. Mais les hommes de Didier Dinart ont fini par prendre les devants en début de seconde période, pour ne plus jamais se laisser rejoindre.

Gerard intraitable

On se demandait en début de compétition comment ce groupe rajeuni allait réagir à la pression. Finalement, cette compétition est celle de la passation. Entre Claude Onesta et Didier Dinart d’abord. Le Guadeloupéen a su imposer sa patte pour mener sa formation au succès. Le symbole en est évidemment Vincent Gérard. Le gardien de Montpellier a démarré la demie pour une performance exceptionnelle. Et en finale, c’est aussi lui qui a fait la différence. Lui aussi prend la suite d’un monstre sacré. Du meilleur gardien de l’histoire, en la personne de Thierry Omeyer. Le capitaine de 40 ans ne s’est pas montré en forme. Qu’importe. Gérard a bâti une véritable muraille pour écœurer les attaques norvégiennes en seconde mi-temps.
Au coup de sifflet final, Bercy peut exulter. Pour la deuxième fois après 2001, les Français s’imposent à domicile. Un exploit monumental, et une belle revanche face à une équipe qui les avait éliminés à l’Euro l’an passé. L’honneur est sauf. Désormais, les Bleus ont toute la nuit pour savourer. Sans modération.