Le nouveau président des Etats-Unis Donald Trump a reçu sa première visite diplomatique depuis son investiture : celle de Theresa May. Le premier ministre britannique a mis en garde Trump sur le rapprochement voulu avec la Russie.

« Coopérez, mais prenez garde ! ». C’est l’avertissement qu’a lancé Theresa May à son hôte vendredi 27 janvier. Le Premier ministre britannique réagissait à la volonté du président américain Donald Trump de se rapprocher de la Russie de Vladimir Poutine. Si Theresa May reconnaît l’importance du dialogue avec Moscou, elle tente donc de mettre en garde Washington.

« Relation spéciale »

May est également revenue sur les déclarations du 45ème président des États-Unis sur les organisations internationales. Trump avait par exemple qualifié l’OTAN « d’obsolète ». La Britannique a donc tenu à rappeler que l’organisation était « la pierre angulaire de la défense de l’Occident ». May a aussi lancé que les Nations Unies « ont besoin d’être réformées mais restent vitales ». Un premier argumentaire qui n’a pas tiré un seul mot au président républicain.
Mais ces déclarations sont sans doute passées plus inaperçues que sa volonté de renforcer la coopération économique entre les deux pays depuis le Brexit. May a ainsi promis de maintenir une « relation spéciale » avec le pays de l’Oncle Sam.

Première visite

Une semaine après son investiture, la venue de Theresa May était la première visite d’un dirigeant étranger à Washington. Cette semaine, c’est le président mexicain qui avait refusé de se rendre à la Maison-Blanche. Les deux dirigeants nord-américains s’étaient accrochés sur la construction du fameux mur à la frontière américano-mexicaine. Cette dernière était l’une des promesses fortes de la campagne de Trump.
En une semaine, Trump a marqué sa volonté d’agir rapidement, signant de nombreux décrets comme sur l’avortement ou l’immigration par exemple.