Nathalie Kosciusko-Morizet était l’invitée politique d’Europe, vendredi 27 janvier. La députée, interrogée sur l’affaire « PénélopeGate », a défendu le couple Fillon, s’étonnant que cette affaire sorte quelques semaines avant la présidentielle.

S’étonner que cette affaire tombe quelques semaines avant la présidentielle, c’est l’une des principales lignes de défense de François Fillon. Et NKM a tenu à soutenir cette défense du candidat à la présidentielle. « Ça n’est pas innocent. On est à quelques jours d’un grand meeting, d’un vrai lancement de campagne, à quelques semaines d’une élection présidentielle« , a-t-elle déclaré. Pour elle, « personne ne peut penser que c’est innocent ».

La député de l’Essonne est persuadée que cette histoire était connue depuis longtemps, « C’est probablement très ancien, et connu depuis longtemps par ceux qui ont voulu le sortir là. Tout ça nous détourne bien aussi des actualités de campagne« . Avant d’ajouter que « cette polémique sert à effacer la réussite de notre primaire à droite« .

Et Nathalie Kosciusko-Morizet a reconnu que cette polémique fait « un buzz énorme« , et que « les Français ne parlent que de ça« . Pour autant, elle ne change pas de cap, et continue de défendre François Fillon. « Les explications de François Fillon étaient attendues, et il les a données avec force, avec solidité (sur TF1 jeudi soir, ndlr). C’est ce qu’on attend d’un chef. Et c’était important pour les Français que ce trouble soit levé. Cette solidité qu’il a marquée, c’était important« . « Je n’ai aucun doute sur l’intégrité de François Fillon et Pénélope« , a-t-elle insisté.

Une pratique commune

NKM est revenue sur la pratique elle-même, celle d’employer des proches, et elle ne voit pas le mal, insistant sur l’aspect légal de cette pratique. « C’est quelque chose qui arrive, qui est complètement légal, qui est complètement transparent. Ça donne lieu à des feuilles de paye, c’est déclaré aux impôts« , explique la députée de l’Essonne. « C’est assez commun ; quand un dépuré devint ministre, très souvent, le suppléant reprend les assistants, quels qu’ils soient. Pour une bonne raison : ils connaissent le terrain, ils ont les contacts. Moi-même, quand je suis devenue ministre, mon suppléant a choisi de reprendre me assistants« .

Pour l’heure, le candidat à la présidentielle a demandé à être entendu « dans les plus brefs délais » par le parquet national financier, afin de « rétablir toute la vérité« .