Après s’être attaqué à l’avortement il y a quelques jours, puis à la construction du mur à la frontière mexicaine, Donald Trump a décidé de s’en prendre aux ressortissants musulmans, par crainte de terrorisme. 

Le nouveau président américain s’apprête à signer un décret interdisant l’arrivée sur le sol américain de ressortissants de sept pays musulmans (l’Irak, l’Iran, la Libye, la Syrie, la Somalie, le Soudan et le Yémen)  durant au moins un mois. La raison? La crainte du terrorisme, « je ne veux pas de terrorisme dans ce pays« , a déclaré Donald Trump. Les Syriens, eux, vont être définitivement interdit de territoire aux Etats-Unis. Il prévoit également de suspendre toutes les demandes d’asile, excepté les minorités religieuses persécutées. En clair, Trump fait le tri entre les chrétiens et les musulmans. Une sélection religieuse inédite aux Etats-Unis.

D’après Donald Trump, les décisions des anciens présidents Georges W. Bush et Barack Obama ont participé à l’émergence du terrorisme, « Le monde est un foutoir (…), le monde est en colère. Nous n’aurions pas dû aller en Irak. Nous n’aurions pas dû nous en retirer de la façon dont nous l’avons fait. Le monde est un foutoir complet« .

Trump veut éviter de faire la même « erreur » qu’en Europe

Pour justifier cette décision, Donald Trump s’est appuyé sur la situation en Europe. Selon lui, l’Europe a fait « une énorme erreur en autorisant des millions de personnes à aller en Allemagne et dans d’autres pays« , « vous n’avez qu’à regarder ce qu’il se passe là-bas, c’est une catastrophe« , a-t-il rajouté.
Le président américain a déclaré qu’il voulait diviser par deux le nombre de réfugiés accueillis aux Etats-Unis, en le limitant à 50 000.

Avec ce décret, Donald Trump le sait, il risque de s’attirer la colère de toute la communauté musulmane. Il a d’ailleurs déclaré qu’il assumait totalement cette décision.