Dimanche 22 janvier au soir, Manuel Valls est arrivé en deuxième position du premier tour des primaires de la gauche avec 31,11 % des voix derrière Benoît Hamon. Il semblerait qu’ils ne soient pas 66 millions à vouloir lui mettre une claque, comme le déclarait cet auditeur de France inter après le célèbre épisode de la « gifle », puisque ils ont été pas moins de 500 000 votants à mettre le nom de l’ancien premier ministre dans la petite enveloppe. Mais qui sont-ils vraiment ?

Nous sommes allés à la rencontre des électeurs toulousains de Manuel Valls. Étonnamment, ils ne souhaitent pas être filmés, ni cités. Pour Françoise 45 ans :  » En ce moment, c’est considéré presque encore plus honteux de soutenir Valls, que Marine Le Pen. Je vous le dis, je vote Valls, je l’aime bien, j’assume mais… le vote est secret, alors je témoigne secrètement aussi, c’est tout ». Des propos à moitié surprenants. Depuis quelques années, Manuel Valls ne manque pas de faire parler de lui. L’épisode de la loi du travail et du 49.3 semble être resté dans toutes les têtes.  » On ne peut pas dire dans la presse que nous votons pour Valls, après notre nom est assimilé et nous pouvons avoir des problèmes. Dans mon entourage, beaucoup sont allés manifester contre la loi du travail, je ne peux pas leur dire que je vote Valls. Mais pour moi, c’est un gentil bougre, d’accord il a fait des erreurs, tout comme Sarkozy, tout comme Hollande, tout comme n’importe qui. Mais il a de l’expérience, je le vois bien à la tête de notre pays. » témoigne Luc 34 ans. Pour ces sympathisants, l’heure était à la déception hier soir  » pour nous c’était sur qu’il allait passer (au deuxième tour ndlr), mais nous sommes très étonnés que Benoît Hamon soit en tête, notre candidat était favori. Il va falloir se mobiliser en masse pour le deuxième tour. On y croit » raconte Françoise.

Mais malgré les apparences, Manuel Valls rassemble aussi beaucoup les jeunes. Julien et Perrine, membres des jeunesses socialistes à Toulouse, étaient présents à Tournefeuille lors du meeting du candidats le 14 janvier dernier.  »

« C’est très important que les jeunes le soutienne, nous sommes en quelque sorte l’avenir de la France, c’est à nous de faire changer les choses. Beaucoup disent qu’il n’est pas de gauche, c’est faux. Pour moi il prône parfaitement les valeurs du socialisme, c’est juste qu’il a été mal entouré. Maintenant il peut agir seul, il faut qu’il gagne cette primaire, puis il deviendra notre président » atteste Perrine 22 ans.

Quoi qu’il en soit, le sort de Manuel Valls sera scellé dimanche prochain, le 29 janvier au soir, lors des résultas du deuxième tour de la primaire de la gauche.