Passé inaperçu ces derniers mois avec l’élection de Trump, la Gambie a elle aussi connue des élections compliquées, voire sanglante ces derniers jours.

Le 1er décembre 2016, Adama Barrow accède au pouvoir, candidat de l’opposition, qui battait à plate couture le président de la Gambie Yahya Jammeh, en place depuis 1996. Ce dernier, ayant en premier lieu annoncé qu’il allait quitter le pouvoir au profit de son opposant, a ensuite changé d’avis, et contesté le résultat des élections tout en restant au pouvoir. C’était sans compter avec les pays des alentours, et notamment le Sénégal, la Mauritanie et la Guinée, qui ne veulent pas d’une dictature dans leur région. Dans les derniers quelques jours, les troupes sénégalaises sont rentrées sur le territoire gambien, dans l’objectif de forcer la main du président Jammeh.

Un contexte tendu

Presque 45 000 personnes ont déjà fui le pays par peur de troubles ou de violences, rapporte le Haut-Commissaire pour les réfugiés des Nations Unies. Il semblerait maintenant que les craintes soient infondées, car sous la pression de l’armée sénégalaise, Jammeh a annoncé à la télévision d’État qu’il quitterait le pouvoir pour permettre à Adama Barrow de s’installer comme président (qui a déjà prêté serment à l’ambassade gambienne à Dakar, au Sénégal). Les généraux sénégalais ont annoncé qu’ils resteront sur le territoire gambien jusqu’à la passation finale de pouvoir.