Ce mercredi 18 janvier, Manuel Valls était l’invité de Patrick Cohen sur FranceInter. Son premier rendez-vous après l’incident de la gifle, à Lamballe, mardi 17 janvier.

Sans surprise, Patrick Cohen a ouvert l’interview avec le Brexit. Mardi 17 janvier, la première ministre Britannique, Theresa May, avait annoncé que le Brexit serait « dur », avec une sortie claire et précise de l’Union Européenne. « C’est la suite du choix du peuple Britannique. C’est l’option la plus extrême. » Et à trois jours de l’investiture de Donald Trump en tant que président des Etats-Unis, Manuel Valls a appuyé le fait que ce Brexit dur était sûrement motivé par ce dernier. « Et c’est ce que j’ai appelé une véritable déclaration de guerre », souligne Manuel Valls. « Avec le Brexit, les déclarations de Donald Trump, l’Europe doit être plus que jamais forte et unie. C’est de la responsabilité de la France et de l’Allemagne et donc du prochain président de la République et je me prépare à ça.  »

 

Evidemment, Manuel Valls a ensuite été interrogé sur la gifle qu’il a reçu à Lamballe, mardi 17 janvier. « Pourquoi avoir décidé de porter plainte ? » « Toute violence est inacceptable en démocratie. On veut faire mal, c’est un symbole. » Le candidat à la primaire affirme que le jeune homme de 19 ans qui l’a attaqué est un militant identitaire d’extrême droite, qui s’affiche aux côtés de Dieudonné et Soral. Et que ça a « compté » pour sa plainte. De la démocratie, Manuel Valls bifurque sur les programmes de ses adversaires et notamment Benoît Hamon qui veut mettre en place le revenu universel. « De quelle gauche avons-nous besoin ? D’une gauche crédible qui a un projet dans le monde d’aujourd’hui ou d’une gauche qui se réfugie dans le cynisme des fausses espérances ? Par exemple, pas de revenu universel, irréaliste pour tout le monde, qui couperait tout lien avec le travail, qui mettrait en cause notre sécurité sociale et qui coûterait plus de 300 000 milliards, qui ruinerait les finances publiques ».

Pour finir son entretien, il a discuté avec deux auditeurs de FranceInter. Le ton a été tout de suite donné : « moi je pense que la claque, on est 66 millions à vouloir te la donner. Il a été parfait le bonhomme ». Patrick Cohen a tout de suite recadré les choses « Pas d’appel à la violence sur FranceInter ». Manuel Valls a, quant à lui, gardé son calme. « Je combattrai la violence. Je suis le candidat qui représente l’autorité, la République, les valeurs qui sont celles de la France. Je suis celui qu’on vise dans cette campagne parce que je suis celui qui peut gagner. Je ne me laisserai pas impressionné et je continuerai ma campagne. » Alors, Manuel Valls pourra-t-il vraiment gagner ? La réponse au premier tour des primaires, dimanche 22 janvier !