Les agents de la DGSE, service de renseignement extérieur français, pensent avoir identifié l’un des kamikazes qui se sont fait exploser au Stade de France, le 13 novembre 2016. D’après les enquêteurs, il s’agit d’un Irakien dont les proches auraient été payés en dollars et en moutons par Daesh.

De récents documents, qui ne sont plus classés confidentiels par la DGSE, ont été ajoutés au dossier d’instruction. Ces documents ont permis d’avancer dans l’enquête et de découvrir le véritable visage de l’un des trois kamikazes. 

Ce terroriste caché derrière une fausse identité est en réalité irakien et se nomme « Ammar Ramadan Mansour Mohamad al Sabaawi » (Photo extraite d’une vidéo de propagande).

D’après les dernières informations, le terroriste aurait pu pénétrer dans l’espace Schengen en se dissimulant parmi les migrants arrivés par bateau sur l’île de Leros, en Grèce le 3 octobre 2015. Parmi les trois kamikazes qui se sont fait exploser aux abords du Stade de France, e 13 novembre, figure également Bilal Hadfi, un jeune Français qui vivait en Belgique.

Sa famille défrayée par Daech

Âgé d’une vingtaine d’années, il vivait à Mossoul en Irak, ville sous l’emprise du groupe État islamique depuis juin 2014. Les agents français affirment d’ailleurs que sa famille aurait été défrayée à hauteur de 4 670€, par l’organisation. Toujours d’après les documents de la DGSE, les cadres de Daech auraient informé les parents de la perte de leur enfant en évoquant une fausse mission suicide à Bagdad.