François Rebsamen, maire socialiste de Dijon engagé dans la primaire, était l’invité d’Europe 1 ce mardi 17 janvier. 

A cinq jours du premier tour de la primaire de la gauche, François Rebsamen explique pour qui il votera dimanche. S’il n’était pas en mesure de dire vers qui se portera son vote, il sait pour qui il ne votera pas, « je ne voterai pas pour ceux qui ont fait parti de la fronde pendant ce quinquennat, je ne voterai ni pour Arnaud Montebourg, ni pour Benoît Hamon », précise ce proche de Hollande.


En revanche, le maire de Dijon affirme avoir quelques préférences, « Manuel Valls est un de ceux que j’écoute avec intérêt ». Il explique par la suite être « très attaché aux questions institutionnelles et notamment à la proportionnelle aux législatives », puis d’ajouter « j’ai d’ailleurs entendu que Vincent Peillon proposait la proportionnelle ». Le coeur de François Rebsamen, d’ailleurs proche de François Hollande, balance donc entre Manuel Valls et Vincent Peillon.

« Il faut rassembler les gauches »

Lundi 16 janvier, Manuel Valls était au micro d’Europe 1, et a assuré que s’il gagnait, il parlerait à Emmanuel Macron. « C’est une bonne déclaration qu’a fait hier Manuel Valls, il faut effectivement rassembler les gauches, et commencer par la gauche du gouvernement », explique Rebsamen, déclarant par la suite que la gauche de Mélenchon « s’est exclue elle-même, elle est dans une critique systématique qui ne la mènera nul part, on l’abandonne ».

Concernant Emmanuel Macron, peu importe l’issue de la primaire de la gauche, le PS devrait avoir de grandes difficultés pour atteindre le second tour de la présidentielle. Le maire de Dijon précise alors « qu’il ne pourra y avoir qu’un candidat si on veut y arriver ». Cependant, il refuse de parler d’un désistement du candidat PS pour laisser la place à Emmanuel Macron, pour le moment mieux placé dans la course à la présidentielle. « Qui vous dit que la dynamique créée par l’élection de cette primaire ne renversera pas les choses? C’est mon espoir aujourd’hui. Car le candidat sorti des urnes aura une légitimité nouvelle, et beaucoup plus forte que celui qui a la légitimité des meetings qui rassemblent du monde. Mais on verra le moment venu ». Pour l’heure, ce qui semble essentiel à François Rebsamen pour cette primaire de la gauche, c’est la participation.