La première ministre britannique, Theresa May, a dévoilé son plan pour la sortie du pays de l’Union Européenne, mardi 17 janvier, dans un discours prononcé depuis Lancaster House. Sept mois après ce vote historique, le Brexit commence à prendre forme.

Elle avait prévenu que le Brexit serait « hard », et c’est désormais confirmé, la rupture entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne est « claire et nette ». La procédure de sortie devrait être déclenchée d’ici fin mars, mais les négociations devraient prendre du temps, Mme May estime deux années de négociations. « Le gouvernement soumettra l’accord final à un vote des deux chambres du Parlement. Le succès de l’UE est dans l’intérêt du Royaume-Uni. Nous ne voulons pas un délitement de l’UE ».

Exit le marché unique

Malgré sa bonne volonté, la première ministre durci rapidement le ton, rappelant que le Brexit signifiait la sortie du marché unique. « Ce que je propose ne peut pas signifier une appartenance au marché unique ». Néanmoins, Mme May souhaite « un accès le plus grand possible », avec la signature d’un accord de libre-échange. Cet accord, serait accompagné d’un nouvel accord douanier entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne. « Je ne veux pas que le Royaume-Uni soit membre de la politique commerciale commune (de l’UE), et je ne veux pas que nous soyons liés aux tarifs extérieurs communs, ce sont des éléments de l’union douanière qui nous empêcheraient de conclure nos propres accords commerciaux avec d’autres pays. Mais je veux que nous ayons un accord douanier avec l’UE ».

Avant de rajouter, « Pas d’accord avec l’UE sera préférable à un mauvais accord », et allant jusqu’à menacer ceux qui veulent « punir » le Royaume-Uni commettraient « un acte calamiteux d’automutilation ».

L’immigration particulièrement contrôlée

Theresa May compte bien avoir un contrôle total sur l’immigration. « Si nous quittons l’UE, les gens qui veulent venir devront se soumettre aux règles que nous allons définir. Nous contrôlerons le nombre de migrants qui viennent de l’UE ». La plupart des britanniques qui ont voté le 23 juin dernier ont déclaré que le contrôle de l’immigration était leur principale motivation. Avec le Brexit, c’est la fin du principe de libre-circulation des travailleurs européens, comme le rappelle Mme May : « Le Royaume-Uni est un pays ouvert et tolérant mais le message du peuple a été très clair : le Brexit doit permettre de contrôler le nombre d’Européens qui viennent au Royaume-Uni ».

Désormais il faudra patienter, observer les longues négociations qui attendent le Royaume-Uni et l’Union Européenne avant la sortie définitive du pays.