C’est un débat des plus houleux qui attend l’Assemblée Nationale ce jeudi 12 janvier. Les députés doivent se prononcer sur la vidéosurveillance dans les abattoirs.

Déposée par 33 députés de six groupes politiques différents, cette proposition de loi sur « le respect de l’animal en abattoir » doit être examiné en première lecture ce 12 janvier à l’Assemblée. Le but de cette loi: accroître la transparence et améliorer le traitement de ces animaux dans les quelques 960 établissements de découpes que compte le territoire français. Ce texte est le premier du genre en France. il intervient après les nombreux scandales sur les abattoirs qui ont émaillés l’année 2016, rendus public par l’association L214. S’il est approuvé, ce texte rendra obligatoire la vidéosurveillance dans les abattoirs dès le 1er janvier 2018.

Les députés à l’origine de cette proposition n’en sont cependant pas à leur coup d’essaie. Le 14 décembre dernier, un projet de loi similaire avait été présenté devant l’Assemblée, mais avait été vidé de deux de ses articles principaux, dont la vidéosurveillance. C’est Olivier Falorni, député Divers Gauche de Charente-Maritime, qui est à l’origine de cette nouvelle présentation du projet de loi, estimant que le projet était « totalement dénaturé ». Il a donc réécrit le texte en tenant compte de certains arguments de ses collègues députés, mais l’idée initiale reste la même.

La réponse à cette longue délibération sur le respect de l’animal en abattoir devrait être connu le 12 janvier, dans la soirée. Si elle est acceptée, elle devra alors être examinée par le Sénat entre juin et septembre.