Peu de suspense finalement. L’équipe de France de handball s’est largement imposée (31-16) ce mercredi 11 janvier face au Brésil, pour le début du Mondial en France.

Une entrée en matière parfaite pour les Bleus. A la mi-temps, la messe était déjà dite, l’affaire pliée, et les deux premiers points engrangés (17-7). L’équipe de Didier Dinart et Guillaume Gille s’est baladé dans son jardin de Bercy. Dans une ambiance festive, les « Experts » ont tout simplement régalé les spectateurs.

 

Muraille

Les plus mauvaises langues pourront même dire que les matchs officiels du Mondial n’ont pas encore débuté. Car cette rencontre a ressemblé, pendant 45 minutes, à une opposition d’entraînement. Le gardien Thierry Omeyer (14 arrêts sur 21 tirs) a étouffé les attaquants brésiliens durant le premier acte. Un véritable mur dont Vincent Gérard, son remplaçant et élu homme du match, a repris la suite après la pause. Il a fallu attendre 8 minutes pour que le gardien dunkerquois encaisse son premier but, en contre-attaque. Il a même, dans les dernières secondes, inscrit son premier but dans la compétition. Omeyer, lui, a échoué par deux fois une relance-tir…

7 contre 6

En attaque aussi, les Bleus ont pu bien travailler. Profitant de l’épais matelas au score, le staff a pu faire tourner. Tous les joueurs ont pénétré sur le parquet. Mais surtout, les combinaisons offensives ont été bien travaillées. On n’était finalement pas si loin d’un match de préparation. Les Experts ont usé en deuxième période de l’ancienne technique dite de la chasuble : faire sortir son gardien pour avoir un joueur de champ supplémentaire. Ainsi, les Bleus se sont retrouvés, en phase offensive, à 7 attaquants contre 6 défenseurs brésiliens. Une illustration de plus de la différence de niveau entre une Seleçao complètement à la rue, et des Français sûrs de leur force.

Cap maintenant sur le deuxième match de la compétition ce vendredi 13 janvier. Pour cela, il leur faudra rallier Nantes dès jeudi. Et bien récupérer pour livrer une prestation aussi sérieuse dans deux jours face au Japon. Un adversaire là encore qui est à la portée de l’équipe de France.