À quoi ressemblera Toulouse dans 10 ans ? Quels sont les réalisations en cours ? Et les projets à l’études ? Bonnes questions ! C’est en tout cas celles que nous nous sommes posées. Des interrogations qui nous semblaient être les principales préoccupations des Toulousains aujourd’hui. 

Comment appréhender le futur proche de la quatrième ville de France ? Quelles sont les axes qui plaisent aux habitants, et ceux qui sont encore à travailler ?

D’après notre consultation sur Internet (cf sondage « Quel serait votre Toulouse dans 10 ans), l’urbanisme toulousain est un des points forts de la Ville rose. Notamment le centre-ville, de Saint-Cyprien à Saint-Sernin, en passant par Esquirol ou évidemment la place du Capitole. Pour résumer, les Toulousains trouvent leur ville belle, mais ne sont pas contre en améliorer quelques points… Au fil des rues, autour des places, tout bouge à Toulouse. Et ce depuis bien plus tôt que le changement de municipalité. L’urbanisme dans la Ville Rose a toujours été une priorité, alors jusqu’à notre échéance 2027, au moins, les Toulousains vont être servis.

 

1 – La Daurade et Saint-Pierre déjà rénovés

Cette politique de rénovation de la ville avait déjà vu jour sous le mandat de Pierre Cohen, entre 2008 et 2014. Les élections municipales auraient pu mettre fin à certains travaux. On se rappelle notamment de la brouille entre Parti socialiste et UMP lors du prolongement du tramway. Mais Jean-Luc Moudenc, son successeur, a pris la suite de ces grands projets. Il annonçait d’ailleurs lors de la campagne être désireux de « mettre en valeur le centre-ville toulousain et ses proches alentours, à l’aide de voies plus confortables, et par le biais d’espaces basés sur la convivialité.

Certains lieux réputés de Toulouse en ont déjà vu la couleur. C’est le cas du quai de la Daurade et de la Place Saint-Pierre, rénovés et ouverts à la population depuis avril 2016. Le premier, où nombre de Toulousains se retrouvent pour profiter du soleil et bronzer, a vu ses allées dallées et sa pelouse refaits. Le deuxième, haut-lieu des soirées étudiantes, a été pavée. Les trottoirs ont été agrandis pour permettre notamment l’extension des terrasses des bars environnants.

 

2 – Rue des Lois et Rue Gambetta suivent l’exemple de la Rue Pargaminières

Il y a de cela deux ans, la rue Pargaminières avait vu son espace piétonnisé. La rue des Lois et la rue Gambetta sont en train de suivre le même chemin. Les travaux sur la Rue des Lois ont ainsi débuté ce lundi 9 janvier.

 

3 – La Cartoucherie : Éco-quartier en construction

La Cartoucherie, le quartier écologique, un autre des projets initiés par la municipalité Cohen – qui devrait obtenir le label « éco-quartier » dans les prochains mois – est en plein chantier, et propose déjà un certain nombre de logements opérationnels.

La Cartoucherie

En attendant son label « éco-quartier », la Cartoucherie continue de se construire./ M.M.

Le projet prendra terme en 2024, il reste donc pas mal de boulot.

 

4 – Mettre en valeur le centre historique 

Dans sa volonté de mise en valeur du centre de Toulouse, Jean-Luc Moudenc ne veut pas en oublier la partie historique, une autre de ses « priorités ». Il entend modifier les abords de la basilique Saint-Sernin, les rendre plus attractifs, en dégageant par exemple le parvis de stationnement actuel.

Les Jacobins auront aussi droit à quelques retouches.

En vert, les travaux déjà terminés.
En orange, ceux engagés.
En bleu, ceux qui sont en projet.

 

5 – Ne pas oublier les richesses naturelles

Un autre joyau de Toulouse, naturel, cette fois, la Garonne ! C’était dans les tuyaux depuis des années, le « Grand Parc Garonne », long de 32 kilomètres le long du fleuve, et qui va toucher 7 communes de l’agglomération, est sorti des petits papiers et est maintenant annoncé au grand jour. À terme, une multitude de sentiers piétons et cyclistes devraient fleurir partout sur les 3 000 hectares ciblés. Ce projet de grande ampleur a donc pour but de valoriser le patrimoine naturel toulousain. Le Grand Parc Garonne pourrait en effet se transformer en espace culturel et convivial, les activités nautiques seront elles aussi mises en avant – Le quai de la Daurade et Saint Pierre font partie de ce grand programme.

Dans le même style, l’Île du Ramier devrait se métamorphoser en un grand espace vert, on y retrouvera ainsi des jardins éducatifs, passerelles et belvédères, sites de pêche, activités nautiques etc, etc…

Cette réhabilitation découle de la construction d’un nouveau Parc des Expositions, du côté d’Aussone. Plus grand, plus moderne, ce monstre ouvrira à l’horizon 2021.

Comment sont financés ces travaux ?

6 – Le projet Matabiau : clé du voûte de la politique de grands travaux

Enfin, si vous appréciez vous balader dans Toulouse, vous pouvez apercevoir de nombreux autres chantiers en cours. La rue de Bayard est en plein relooking. Les allées Jean-Jaurès vont elles aussi connaître un lifting. Elles vont se transformer, à terme, en « Ramblas »… Vous savez, ce sont ces grandes avenues piétonnes entourées d’arbres et de petits commerces. Un peu comme ce qui s’est fait à Barcelone.

Ces travaux engagés font en fait partie du plus grand projet d’urbanisme que prépare la ville : la grande rénovation du quartier Matabiau.

La gare Matabiau accueillera à l’horizon 2024 plus de 120 000 voyageurs par jour… Un bassin de personnes extremement intéressant./Photo Florent Duprat

La gare SNCF doit en effet se préparer à l’arrivée en 2024 de la Ligne à Grande Vitesse (LGV), qui reliera Toulouse à la capitale en seulement 4 heures… Du coup, les allers et venus vont se démultiplier. De 55 000 voyageurs par jour aujourd’hui, le nombre pourrait atteindre 120 000 voyageurs par jour en 2024. La mairie veut profiter de ces évolutions pour enclencher une politique de grands travaux baptisé Toulouse euro sud-ouest (Teso). Sur 120 ha, elle veut voir sortir de terres un important « pôle d’activités tertiaires ». C’est à dire plus simplement une sorte de quartier d’affaires au plus proche du centre de Toulouse. La construction d’une immense tour a notamment fait l’objet d’un gros débat en conseil municipal. C’est l’architecte Joan Busquets qui a été choisi pour piloter le Teso. Tout ceci a fait l’objet d’un appel d’offres dont le vainqueur sera choisi lors du premier trimestre de cette année.

D’autres projets sont en cours, entre autres ; l’Aérospace de Montaudran, l’ancien site CEAT reconverti en logements sociaux ou encore le réaménagement de la Place du Salin.

avec F.D

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