Pour la première fois depuis la reprise totale d’Alep par le gouvernement syrien, Bachar Al-Assad a accordé une interview à trois médias français, RTL, franceinfo, et LCP, dimanche 8 janvier.

Cette rencontre a eu lieu dans le cadre de la visite de trois députés français à Damas : Thierry Mariani (LR), Nicolas Dhuicq (LR) et Jean Lassalle (ex-MoDem). L’occasion d’aborder la politique française et étrangère. Interrogé sur le candidat à la présidentielle LR, François Fillon, Bachar Al-Assad a affirmé que s’il mettait en place son programme, « ça serait très bien ». « Son discours sur les terroristes, sa priorité de combattre les terroristes et de ne pas s’immiscer dans les affaires des autres pays sont les bienvenus. » Il émet cependant quelques réserves, « nous devons êtres prudents car ce que nous avons appris dans cette région ces dernières années, c’est que beaucoup de responsables disent des choses et font le contraire. » Un sous-entendu au président François Hollande, qui assurait que Bachcar Al-Assad n’avait plus sa place en Syrie et qui n’a jamais reconnu sa politique. Il est aussi revenu sur l’élection de Donald Trump, assurant que c’était un président « prometteur » et qu’il permettrait d’améliorer les relations entre les Etats-Unis et son principal allier, la Russie.

« Mon régime est sur le chemin de la victoire »

Bachar Al-Assad a également été interrogé sur les crimes de guerre dont il est accusé. « Toutes les guerres sont mauvaises. Parce que toutes les guerres provoquent des destructions et des morts. La question est de savoir comment libérer les civils dans des zones contrôlées par les terroristes. Vous avez parfois à payer le prix. Mais à la fin, la ville est libérée des terroristes. » Le gouvernement syrien a annoncé la reprise totale de la ville la plus contrôlée par Daech, jeudi 22 décembre 2016. Après plus de quatre ans de guerre, qui ont fait plus de 30 000 morts.