Le dimanche 11 mars, OrelSan montait sur la scène du Zénith de Toulouse dans le cadre de sa tournée pour son album « La fête est finie ».

 

Le rappeur Caennais OrelSan est donc retourné à Toulouse, ville dans laquelle il avait shooté la cover de son dernier album « La fête est finie », mais cette fois pour enflammer la scène du Zénith. Malgré le très talentueux producteur Phazz qui assurait la première partie du concert, les fans étaient impatients de voir l’artiste monter sur scène.

En attendant sa montée sur scène, OrelSan en a profité pour faire de la pub pour sa marque de vêtement, AVNIER, en diffusant des spots sur les écrans géants du Zénith. Cette promotion a d’ailleurs continué sur scène puisque l’artiste arborait, comme à son habitude, une casquette flockée AVNIER.

Les larges rideaux souples blancs, sur lesquels était diffusée l’image d’un immeuble dont les appartements étaient animés, se sont doucement ouverts pour dévoiler la mise en scène et le rappeur. OrelSan n’est alors par seul sur scène. Il est accompagné de ses musiciens, placés comme un orchestre, et de son backeur, Ablaye.

 

Aficionados et nouveau public, tous satisfaits

 

En cette dixième date de tournée, le show est déjà bien pratiqué et acquis. Ses premiers morceaux ont pu mettre d’accord l’ensemble du public. On y retrouve des titres très récents et populaires tels que Basique, lors desquels la foule scande « simple, basique », alors que OrelSan saute sur scène et entraîne le public dans sa danse dynamique. Mais les sons plus anciens comme Jimmy Punchline, issu de son premier album « Perdu D’avance » sorti en 2009, ne sont pas laissés pour compte, et les plus connaisseurs rappent alors avec lui, en faisant un bon de 9 ans dans le passé.

 

Un clin d’œil au chant des sirènes

 

Plus tard dans la soirée, alors qu’OrelSan chante Suicide Social, la voix tremblante, comme possédé par son rôle, les rideaux se ferment doucement, pour cacher finalement l’entièreté de la scène, comme pour terminent le show. Cette séquence n’est pas sans rappeler sa tournée solo précédente pour son album « Le chant des sirènes » sorti en 2011. En effet, lors des concerts de cette tournée, le rappeur commençait par RaelSan, arborant le fameux masque de la pochette, et terminait sur le bruit de détente de la fin du morceau Suicide Social. Mais en ce 11 mars 2018, alors que les longs rideaux s’ouvrent de nouveau doucement après ce tragique morceau, les premières notes de RaelSan retentissent. Les musiciens excellent dans l’interprétation, et le solo de guitare est exceptionnel. Le public frissonne.

 

Une histoire de famille

 

Bien sûr, ce ne serait pas un concert d’OrelSan si on n’entendait pas parler de sa ville, qu’il déteste autant qu’il aime, Caen, ainsi que de sa famille. Le morceau  Défaite de Famille  fait aussi bien chanter et rire la foule. Une vidéo de sa grand-mère est d’ailleurs diffusée sur grand écran au milieu du spectacle, jouant l’interaction avec le public. C’est une idée qui fonctionne alors très bien. La musique « Dans ma ville, on traîne » fait à son tour retentir ses notes. L’attachement que l’artiste porte à sa ville se fait ressentir, et ce moment donnerait des frissons à n’importe quel Caennais présent dans la salle, pouvant se représenter avec exactitude chaque détail évoqué.

 

L’artiste, finalement aussi bien chanteur que rappeur, a fait le choix de terminer sur Le Chant des Sirènes. Peut-être pour montrer que sa peur du succès est encore présente, ou pour remercier son public présent depuis cette époque de 2011 ? Ou est-ce tout simplement parce qu’il aime encore ses anciens sons ? OrelSan est devenu, malgré la gronde médiatique et judiciaire qui a pu agiter sa carrière il y a quelques années, un artiste populaire et ses différents morceaux des classiques.

 

Contrairement à ce qu’il peut dire dans ce dernier morceau, dans ce spectacle, le public a aussi bien retrouvé le OrelSan du début, que le OrelSan actuel, qui ne sont finalement pas si différents. L’artiste a appris avec les années à se laisser porter par la musique et ne pas rester bloqué dans une case bornée de stéréotypes prédéfinis par la société.

 

Ce concert a eu l’effet d’un voyage dans le temps, régit par la légèreté et l’humour de l’incroyable OrelSan.