Aqua-quoi ? Ici, pas question d’équidés en pleine séance d’aquagym. L’aquaponie est une méthode de culture écologique, en pleine expansion en France et particulièrement à Toulouse où plusieurs dispositifs ont d’ores et déjà été mis en place. 

 

La ferme urbaine de Toulouse, anciennement située dans le Jardin Raymond-VI, quartier Saint-Cyprien.

Des poissons au-dessous, des légumes au-dessus. Les poissons rejettent des excréments, qui nourrissent les légumes, tel est le principe très simple de l’aquaponie. Dans la Ville Rose, c’est un phénomène en plein boom. Il permet aux particuliers de subvenir à leurs besoins en produits de la terre, sans avoir besoin de se déplacer au supermarché. L’an dernier, la start-up toulousaine CitizenFarm avait mis en place la première ferme aquarium urbaine de France, en beau milieu du Jardin Raymond-VI, dans le quartier de Saint-Cyprien. Si elle a aujourd’hui été retirée du parc, cette première en France était très écologique. Ainsi, elle permettait d’économiser « jusqu’à 90% d’eau, et 100% d’engrais en moins » d’après Beata Delcourt, de CitizenFarm.

Comment fonctionne le principe de l’aquaponie. © : LaTribuneToulouse

L’aquaponie fonctionne avec des poissons volumineux, comme la carpe ou la truite. Cela permet de déguster les poissons, et surtout de pratiquement « tout faire pousser comme légumes, hormis les pommes de terre » poursuit Beata Delcourt. D’après elle, ce dispositif permet de produire « entre 400 et 800kg de légumes par an. Assez pour nourrir une famille de 4 personnes. »

À Labège, pour la souveraineté alimentaire

À une dizaine de kilomètres de Toulouse, une ferme aquaponique géante a ouvert ses portes, dans la zone de Labège. Si le projet a pu être concrétisé récemment, c’est grâce au financement participatif. Cette serre de 1000 mètres carré accueille les bassins piscicoles et les cultures maraîchères. Elle capte les calories solaires, afin de maintenir une température propice toute l’année. Cette technique en circuit fermé permet d’envisager une production annuelle de 25 tonnes de légumes, fruits et aromates ainsi que cinq tonnes de poisson. Ces prévisions sont de bonne augure pour le secteur de la permaculture à Toulouse, qui ouvre de nouveaux horizons aux jardiniers en herbe.