Jawad Bendaoud a été relaxé aujourd’hui par le tribunal correctionnel de Paris. Jugé pour « recel de malfaiteurs » après avoir mis à disposition son appartement à deux auteurs des attentats du 13 novembre, Jawad Bendaoud a clamé son innocence à plusieurs reprises.

« Il n’est pas prouvé que Jawad Bendaoud a fourni un hébergement à des terroristes », a conclu la présidente Isabelle Prévost-Desprez. Selon elle, Jawad Bendaoud ne savait pas que ceux qu’il hébergeait étaient des terroristes.

La municipalité de Saint-Denis s’est dite « choquée par ce verdict qui ravive la douleur des victimes des attentats et des familles traumatisées par l’assaut du Raid » (communiqué publié ce mercredi 14 février). Le parquet de Paris a donc fait appel de la décision de relaxe.

Le tribunal correctionnel de Paris a en revanche condamné Youssef Aït Boulahcen, le cousin d’Abdelhamid Abaaoud et le frère d’Hasna Aït Boulahcen, à quatre ans d’emprisonnement, dont un avec sursis. Il était poursuivi pour « non dénonciation de crime terroriste ». Mohamed Soumah, jugé comme Jawad Bendaoud pour « recel de malfaiteurs terroristes », a écopé de cinq ans de prison avec maintien en détention.