Faire attention à son alimentation et faire du sport, c’est conseillé et en théorie c’est facile… sauf quand on commence à en discuter avec notre porte-monnaie.

La rédaction du 24 heures s’est immergée dans deux initiatives sportives à Toulouse, Run in Toulouse et Check’in gym. L’objectif ? Se défouler en groupe sans se ruiner. « On se plaint de la sédentarité, mais on ne fait rien pour remédier à ce problème« , souligne Jean-Julien Souques, éducateur sportif pour Check’in Gym.

Gersois d’origine, Jean-Julien Souques était moniteur de sport au sein de l’armée de l’air. Lorsqu’il est revenu dans sa région, un constat s’est imposé à lui : pour faire du sport correctement, c’était inscription en salle obligatoire. « Cette solution ne me correspondait pas, ça coûte cher, il faut obligatoirement s’engager. La seule motivation que l’on a, ce n’est pas de prendre du plaisir, mais de rentabiliser son abonnement. »

« 20 secondes de pur bonheur »

Jean-Julien s’est donc lancé dans Check’in Gym : proposer du sport pour tous les niveaux, accessible à tous. Pour 5 euros seulement, les inscrits se lancent dans une séance de renforcement musculaire d’environ une heure. Au programme, échauffement, circuits de renforcement, hiit (entraînement fractionné de haute intensité), et étirements. Et pour l’avoir testé… La rédaction peut vous promettre qu’on n’en ressort pas sans transpirer ! L’expression préférée du coach lors des séances qu’il mène ? « On lâche pas, il nous reste vingt secondes de pur bonheur ! »

On vous laisse deviner à quel point on apprécie ce « pur bonheur » lorsque l’on est dans l’effort…

Les sportives exécutent à la lettre le circuit musculaire prévu par le coach. Crédit : Mélissa Cruz

Le séance se termine toujours par quelques minutes d’étirements. Crédit : Mélissa Cruz

Le séance se termine toujours par quelques minutes d’étirements. Crédit : Mélissa Cruz

Tous les exercices sont adaptés : si vous n’arrivez pas à faire un jump-squat (mouvement musculaire complété par un saut), vous ferez un squat simple. Et pour les groupes habitués, le but c’est de les faire progresser. Sonia Martin prend sa « bouffée d’oxygène » toutes les semaines au cours de Jean-Julien. Ce rendez-vous lui a permis d’apprendre à « passer outre la météo » pour se sentir plus libre grâce à l’activité physique. C’est justement l’aspect activité d’extérieur qui plait à Isabelle Lucas, « oxygénation et détente garanties ».

Et il ne faut pas se leurrer, le coach aide à la fidélité…

Moi, c’est le cardio que je préfère

Ce n’est pas obligatoire de passer par la case renforcement musculaire pour se défouler. La preuve avec Run in Toulouse. Le principe ? Adhérer à l’association et venir faire un footing, encadré par des capitaines, et accompagné par des dizaines de runners : l’occasion de faire des rencontres, de se tenir en forme, de passer un bon moment, et tout ça en même temps.

« Je cherchais un groupe pour courir et donc faire des sorties plus sympathiques que lorsque l’on est tout seul« , raconte Jordan Larrue, adepte de Run in Toulouse. Et outre l’aspect sportif, c’est l’aspect convivial et social qui l’emporte. Nicolas Martinelli n’est pas un grand coureur et a du mal à trouver la motivation tout seul. « Le cadre de RIT m’impose un rythme et une fréquence de session que je m’efforce de suivre pour les autres« , explique le sportif. Il insiste également sur la facilité d’accès à la pratique. « Comme c’est gratuit (outre l’adhésion à l’association ; 40 euros -30 pour les étudiants et demandeurs d’emploi-) et que les sessions sont ouvertes, on peut facilement inviter nos amis à suivre le mouvement« , Jordan Larrue le rejoint et complète : « On fait pas mal de nouvelles rencontres ! En plus ces personnes partagent la même passion que nous pour le footing. Nos discussions changent tous les jours, on ne se lasse jamais. »

Les séances ont lieu deux fois par semaine, le groupe se donne rendez-vous les mardi et jeudi à 18h50 sur la place du Capitole pour 45 à 50 minutes de courses. Trois groupes de niveaux se forment, les 8 km/h, 10 km/h et 12 km/h. « Avoir le choix de la vitesse adoptée, ça permet d’adapter notre entraînement à notre forme du jour« , admet Jordan Larrue.

L’association compte 140 adhérents. 30 à 40 courageux affrontent les températures de l’hiver mais dès que les beaux jours reviennent, ce sont plus de 100 coureurs qui parcourent les rues et les parcs de la Ville rose.

Plus d’excuse pour ne pas entretenir une activité physique : en hiver, sortez couverts, et en été, juste profitez.