La plus ancienne maison de couture française encore en activité est à l’agonie. Lanvin, qui devrait être à court de liquidités d’ici mars, pourrait être repris par le chinois Fosun ou le fonds qatari Mayhoola, déjà propriétaire de Valentino et Balmain.

 

Des difficultés depuis quelques temps

Fosun et Mayhoola veulent reprendre l’entreprise, mais la propriétaire n’aurait pas encore tranché selon les sources de la presse. Les discussions se poursuivent et devraient cependant déboucher rapidement, car la société sera à court de liquidités à la fin du mois de février, a précisé une autre source. Le commissaire aux comptes avait alerté le tribunal de commerce de Paris que ses ventes étaient en chute libre et que sa trésorerie s’élevait à 15,9 millions d’euros à la fin décembre 2017.

Dans ce contexte, Michèle Huiban, ancienne directrice générale remplacée en novembre dernier par Nicolas Druz, un proche de Shaw-Lan-Wang, est sur le départ.

Chinois et qataris à l’affût

Le fonds qatari Mayhoola, propriétaire de Valentino et Balmain, avait déjà souhaité racheter Lanvin en 2014 pour environ 400 millions d’euros, offre qui avait alors été rejetée par sa propriétaire. Mais cette fois-ci, le contexte est différent. Les équipes de Fosun, propriétaire du Club Méditerranée, on visité ce week-end les ateliers de couture, ce qui accrédite l’hypothèse d’une reprise de la part du groupe chinois.

Pour relancer Lanvin, dont les ventes ont chuté de 33% en 2017 après un plongeon de 23% en 2016 et dont les pertes 2017 devraient dépasser les 30 millions d’euros, le repreneur devra procéder à une très large refonte de la stratégie et un plan social n’est pas à exclure.