Cette fusillade avait fait les gros titres à l’époque. Un tireur dissimulé sous une burqa avait abattu un homme et blessé 7 autres personnes dans le quartier de la Reynerie. Après 7 mois de travail, les enquêteurs du Service Régional de Police Judiciaire (SRPJ) de Toulouse ont abouti à une vague d’arrestation mardi 6 février à Toulouse et à Lyon. Parmi les 9 interpellations, 8 personnes se trouvent encore en garde à vue aujourd’hui.

 

Retour sur les faits

Le 3 juillet 2017, un tireur dissimulé sous une burqa avait ouvert le feu à la Reynerie. Depuis, les enquêteurs travaillent sur un scénario assez incroyable dans lequel la kalachnikov qui a tué Djamel Tarhi, 27 ans, et blessés 7 autres personnes a été cachée à la place d’un bébé, dans une poussette.

Fait notoire : vêtu d’une burqa, le tireur avait poursuivi sa victime sur 200 mètres avant de l’achever, ce qui selon le parquet établi « que la victime était la cible de l’action« . Le tireur avait ouvert le feu à une trentaine de reprises. La victime étant très défavorablement connue des services de police pour des faits de trafic de stupéfiants, la piste du règlement de compte a été privilégiée par les enquêteurs.

Parmi les 7 blessés, un homme de 62 ans, qui buvait un café, et reste aujourd’hui paralysé.

8 personnes toujours en garde à vue

Selon La Dépêche, neuf personnes ont été interpellées mardi 6 février à Toulouse et à Lyon. 8 d’entre elles, dont plusieurs femmes, se trouvent toujours en garde à vue ce vendredi 9 février et devraient être présentées au juge d’instruction. Ils seront présentés ce vendredi 9 février au soir au parquet de Toulouse, selon une source proche du dossier interrogée par l’AFP. On ignore si l’auteur des coups de feu figure parmi les personnes gardées à vue. « Le dossier est sensible, il est bien engagé mais il n’est pas terminé », a ajouté cette source.

Depuis 2011, au moins 15 personnes ont été tuées dans des règlements de compte à Toulouse.