Défense de toucher à l’ivoire ! Hier, jeudi 8 février, l’association du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) a lancé une campagne de sensibilisation. #JeDonneMonIvoire permet aux citoyens de donner un grand nombre d’objets en ivoire brute ou travaillée avant que l’association ne les détruise au printemps, à la fin de la collecte.

 

Pas une première

Pour participer, il faut entrer en contact avec l’association sur son site internet. Une telle démarche avait déjà été réalisée en 2015 dans l’Hexagone où 257 objets avaient alors été cédés à l’IFAW et détruits. Au Royaume-Uni, l’association avait mené des actions similaires, dont la dernière s’est soldée à la mi-janvier par la restitution de 500 objets pour un poids total de 150 kg.

L’ivoire donné à IFAW sera détruit. Il ne risquera pas d’être mis sur le marché, de stimuler la demande et ainsi encourager le braconnage des populations d’éléphants actuelles. Les bénéfices d’une telle action sont simples selon IFAW qui indique cette opération sensibilisation a pour but d’envoyer « un signal fort selon lequel aucune valeur commerciale, économique ou artistique n’est attribuée à l’ivoire qui n’a de valeur que pour les éléphants« .

Les éléphants toujours plus menacés

Si le nombre de rhinocéros braconnés est en baisse depuis 3 ans, leur compagnons à trompe sont de plus en plus visés. En Afrique, leurs effectifs ont chuté de plus d’un tiers entre 2007 et 2014, pour atteindre 415 000 individus. Si la destruction et la fragmentation de leur habitat naturel les fait s’éteindre, 20 000 Dumbos sont tués chaque année sur le continent africain pour leurs défenses. Un éléphant meurt toute les 15 minutes selon l’IFAW.

Avec l’apparition d’internet, les réseaux de braconnages se sont internationalisés et l’Europe reste une zone en demande d’ivoire. Mais les associations de défense des animaux pointent en particulier les pays du Golfe et l’Asie de l’Est pour leur forte consommation d’ivoire illégal.