Après une nouvelle journée de blocage du périphérique toulousain, mercredi 7 février, les agriculteurs d’Occitanie ont obtenu gain de cause auprès du ministre de l’agriculture.

Stéphane Travert accepte de revoir les critères qui permettent à une zone agricole d’être considérée comme défavorisée. Dans ces zones, soumises à des contraintes naturelles (sols, sécheresses…) ou économiques (rendement à l’hectare, densité…), les agriculteurs sont éligibles à une aide de l’Union Européenne. « ll s’agit d’espaces agricoles qui ont pour contraintes d’avoir un climat ou un relief particulier, des terres pauvres ou très pentues ou bien d’accueillir un système d’élevage précis« , souligne Luc Mesbah, secrétaire général de la Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FDSEA).
Alors que la région Occitane devait perdre 472 zones, suite à une volonté de l’Union Européenne de redessiner la carte des zones défavorisées sur son territoire, elle n’en perdra finalement plus que 182. Après avoir fait griller un cochon sur la rocade toulousaine, en attendant une réponse de leurs représentants syndicaux au ministère de l’agriculture, les agriculteurs ont levé le camp dans la nuit de mercredi 7 à jeudi 8 février.

Un réseau routier toujours perturbé, mais qui se dégage progressivement

Les routes toulousaines se désengorgent petit à petit. Les équipes de Vinci Autoroutes ont travaillé, cette nuit, afin de rendre les portions de périphérique dégradées de nouveau praticables pour les usagers de la route. L’A20, l’A66 et l’A62 sont toujours coupées direction Toulouse. L’A61, elle, ne laisse circuler aucun véhicule dans les deux sens entre Villefranche et Castelnaudary. Plus de détails dans ce communiqué de Vinci Autoroutes.

#manifestationsagricoles Point à 7h :
Réouverture progressive des autoroutes à Toulouse, Montauban et en périphérie, après d’importantes opérations de nettoyage et réparations par les équipes de VINCI Autoroutes. Ecoutez @Radio1077 pic.twitter.com/lxpQ7azT0c

— VINCI Autoroutes (@VINCIAutoroutes) 8 février 2018

Quoiqu’il en soit, c’est une belle victoire pour les agriculteurs occitans, même si certains appellent à la prudence. En effet, ils ne seront rassurés qu’une fois l’accord avec Stéphane Travert, ministre de l’agriculture, ratifié.