Bien que les barrages des agriculteurs grévistes soient levés sur la plupart des tronçons concernés sur les autoroutes d’Occitanie, dont le périphérique toulousain, quelques parties de ces dernières demeurent fermées ce jeudi (8 février 2018) pour être remises en état. La préfecture a prévenu que les travaux de nettoyage de la voirie devraient être très coûteux.

Vous l’avez sûrement remarqué si vous avez emprunté le périphérique toulousain ou les autoroutes d’Occitanie ce jeudi, certains tronçons sont toujours bloqués quand bien même la manifestation des agriculteurs est terminée depuis la veille. Certaines portions d’autoroute, comme l’A20 sur la rocade de Montauban, étaient occupés par les agriculteurs depuis le 29 janvier 2018.

Les équipe du groupe Vinci ont été mobilisées toute la nuit du 7 au 8 février, sous la neige à certains endroits, pour réparer les dégâts occasionnés par les manifestations depuis le début du mouvement. En effet, si les agriculteurs ont débarrassé les lieux de leurs tracteurs, ils ont tout de même laissé derrière eux de sacrés cadeaux aux équipes de nettoyage :

« Il a fallu faire appel à des moyens importants pour évacuer les pneus parfois calcinés, les gravats, branchages, fruits et légumes déversés par les agriculteurs lors des manifestations […] lorsque les dégâts étaient trop importants, il a fallu procéder aux réparations nécessaires » – Groupe Vinci

Une note totale estimée à plus d’un million d’euros

Durant les manifestations, la voirie a particulièrement souffert et a été mise à rude épreuve par les manifestants en colère. En plus de l’envahissement soudain du périphérique et des autoroutes occitanes (qui ne sont pas adaptées à un tel rassemblement de poids lourds), des conditions météorologiques particulièrement défavorables sont venues fragiliser un peu plus le réseau routier.

D’après nos confrères de la Dépêche du Midi, le Conseil Départemental devra s’acquitter d’une note estimée à plus d’un million d’euros, en prenant en compte l’ensemble des remises à niveau des glissières de sécurité, enrobés, panneaux de signalisation ou encore l’évacuation des 500 tonnes de déchets recensés par Vinci sur la voirie. L’entreprise spécialisée dans la construction d’édifices routiers est d’ailleurs restée très discrète quant au manque à gagner aux péages (Montauban nord -A 20- : neuf jours de fermeture, Valence d’Agen -A 62-  : six jours de fermeture et celui de Castelsarrasin -A 62- : cinq jours de fermeture).