Les djihadistes français qui sont actuellement prisonniers des forces kurdes dans le nord-est de la Syrie ne devraient pas être rapatriés en France. Ils seront d’ailleurs jugés directement par les autorités locales qui décideront de leur sort.

Une centaine de djihadistes de nationalité française qui combattaient sous l’égide de l’organisation terroriste État Islamique (EI) ont été arrêtés par les forces armées kurdes dans le nord-est de la Syrie après de violents combats. Ces hommes et femmes seront jugés par les autorités locales et ne seront pas rapatriés en France comme l’explique Jean-Yves Le Drian au micro de nos confrères de BFMTV et RMC : « Ce sont des combattants, donc des ennemis, qui ont combattu, qui ont violé, fait des actes de barbarie ».

Si, pour l’instant, aucune identité n’a été dévoilée, Jean-Yves Le Drian assure qu’une identification sérieuse et rigoureuse des prisonniers est en cours. Les enfants de ces individus devraient néanmoins être rapatriés sur le sol français par le biais de la Croix Rouge, la célèbre association d’aide humanitaire.

Les djihadistes français détenus en Irak éligibles à la peine de mort ?

S’il est aujourd’hui avéré que des djihadistes de nationalité française sont effectivement détenus en Irak, où la peine de mort est appliquée, la France a fait savoir qu’elle posera son veto quant à tout verdict aboutissant à la peine capitale à l’encontre d’un de ses ressortissants. Jean-Yves Le Drian a d’ailleurs expliqué qu’il s’assurera personnellement que le message soit bien passé : « Je vais me rendre bientôt en Irak et je le ferai savoir moi-même ». Sept français sont toujours condamnés à mort aujourd’hui dans le monde.