À l’issue du premier mouvement de grève nationale constaté jeudi 1er février dernier, les syndicats de l’enseignement, toujours en colère, appellent une nouvelle fois à manifester ce mardi 6 février. Carte scolaire, Parcoursup, réforme des lycées et du baccalauréat, leurs revendications n’ont pas changé et ils comptent bien poursuivre leurs actions. 

Enseignants, étudiants et lycéens en colère

« Non à la sélection ! » a-t-on pu entendre gronder jeudi 1er février dernier au cours d’un mouvement de grève nationale auquel ils étaient plusieurs milliers à participer un peu partout en France. Main dans la main, enseignants, étudiants et lycéens ont protesté contre les nombreuses nouvelles réformes qu’envisage d’instaurer le gouvernement. Celle concernant le baccalauréat prévoit qu’un contrôle continu basé sur des critères locaux compte pour 40% dans la note finale. Pour ce qui est de celle qui concerne les nouvelles conditions d’accès à l’université, chaque établissement sera libre de sélectionner ses futurs étudiants en fonction d’« attendus » locaux. Une méthode que le personnel enseignant et les étudiants jugent trop élitiste et discriminatoire.

Nouvelle vague de manifestation

Suite à ce premier jour de mobilisation, toutes les fédérations des personnels de l’Éducation nationale, dont la FNAC-FP FO, ainsi que l’ensemble des organisations étudiantes et lycéennes se sont immédiatement concertées. Jugeant, à nouveau, la situation comme étant alarmante, ils ont pris la décision de rassembler leurs forces dans un second mouvement de protestation, ce mardi 6 février. L’ensemble des personnels de l’enseignement supérieur et du second degré, les étudiants et les lycéens sont appelés à se mettre une nouvelle fois en grève. Les revendications n’ont pas changé. Les syndicats appellent également à amplifier le nombre d’assemblées générales dans les facs et les établissements du second degré.

La concertation sur la réforme du baccalauréat lancée par le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer doit avoir lieu le 14 février prochain en conseil des ministres.