Lundi 5 février, s’ouvre à Bruxelles, le procès du dernier survivant du commando des attentats de Paris en novembre 2015. Quatre jours de procès sont prévus, pendant lesquels la Belgique sera sous haute-surveillance.

Incarcéré dans la prison de Fleury-Merogis (île de France), Salah Abdeslam a été transféré le temps de son premier procès dans la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais). Il fera le trajet tous les jours pour relier la prison au Palais de Justice de Bruxelles. Par les airs ou par la terre, chacun de ses déplacements sera escorté par des unités d’élites pour éviter toute évasion ou tentative de suicide. En septembre, la ministre de la Justice Nicole Belloubet avait fait état de  » crainte pour sa santé ».

Pour autant, les mêmes conditions d’incarcération attendent l’ennemi public français numéro un, malgré le changement de prison. L’administration pénitentiaire a indiqué qu’une aile entière de la prison, actuellement en cours de réaménagement, est réservé à Salah Abdeslam, à Vendin-le-Vieil. Il y est aussi filmé 24 heures sur 24, et en isolement complet, empêchant tout contact avec les autres détenus.

Le tribunal tout aussi surveillé que la prison

C’est un procès hors norme qui s’ouvre ce lundi. À procès hors norme, dispositif gigantesque. « Bien évidemment, les mesures de sécurité seront importantes, le palais va être extrêmement sécurisé, a expliqué Luc Hennard, le président du tribunal de première instance à BFMTV. Pas moins de 200 policiers seront déployés dans l’enceinte et autour du palais de justice. Aucune voiture ne pourra accéder aux rues entourant le tribunal, le stationnement dans les parkings environnants est d’ores et déjà interdit. Des blocs de béton ont été disposés pour éviter tout passage. De plus, le palais de justice sera en permanence surveillé par des hélicoptères.

Un double contrôle avec détecteurs de métaux : à l’entrée du bâtiment puis à l’entrée de la salle d’audience sera obligatoire pour toutes les personnes assistant au procès. Seules 80 personnes ne pourront accéder à la salle d’audience, dont les avocats et représentants d’associations de victimes. Dans cette salle les téléphones et ordinateurs seront strictement interdits.

Salah Abdeslam, quant à lui, sera placé, face au tribunal, au premier rang de la salle d’audience, tournant le dos au public, et non pas dans un box comme c’est le cas lors des procès d’assises. Si toutes les conditions de sécurité sont réunies, il n’est pas certain que le terroriste présumé décide de parler.