La Ligue de Défense des Conducteurs, l’Automobile Club, l’association 40 Millions d’Automobilistes ainsi que la Fédération des Motards en Colères de Haute-Garonne ont prévu de manifester ce samedi (3 février 2018) contre la mesure de baisse de vitesse de 90 km/h à 80 km/h sur les routes secondaires. La décision prise par Edouard Philippe sera mise en vigueur le 1er juillet prochain.

Motards et automobilistes se sont donnés une nouvelle fois rendez-vous, à la Fondeyre cette fois en début d’après-midi, pour rejoindre la préfecture en passant par la rocade, troublant certainement au passage la circulation. Tous dénoncent « l’inflation sécuritaire », un procédé par lequel l’Etat pourrait s’enrichir grâce à une forte recrudescence du nombre d’amendes pour excès de vitesse. Les associations dénoncent également l’inefficacité présumée de la mesure, prise justement par le gouvernement pour réduire le nombre d’accidents et « sauver 350 à 400 vies par ans sur les routes française… de l’ordre d’une personne par jour » selon les dires d’Edouard Philippe.

La baisse de vitesse à 80 km/h ? Une mesure contestée

Si Edouard Philippe et le Gouvernement semblent satisfaits de cette nouvelle mesure, du côté des motards et des automobilistes, on fait grise mine. Beaucoup de spécialistes de la sécurité routière ont également fait part de leurs doutes quant à des changements significatifs et positifs sur le nombre de morts sur les routes à long terme, du moins, grâce à cette mesure. Depuis 1972, la courbe de la mortalité est en déclin constant. Pour les spécialistes, ce sont surtout les améliorations apportées aux voiture en matière de sécurité (abs, airbag, ceinture de sécurité améliorées etc…) qui ont permis ce déclin spectaculaire du nombre de morts sur les routes. Tout comme les associations qui manifesteront ce samedi à Toulouse, deux français sur trois pensent à l’heure actuelle que cette mesure sera tout simplement inefficace.