Ce jeudi 1er février 2018, le prix des péages autoroutiers augmentera partout en France, de 1,03 à 2,04 % selon les réseaux autoroutiers et les régions. L’entreprise Vinci autoroutes prévoit une augmentation de 1,03 % de ses prix en Occitanie. Cette hausse des tarifs intervient après des dizaines d’autres ces dernières années.

Pourtant, l’entreprise Vinci se porte bien, sur le circuit autoroutier français. « L’évolution des prix des péages autoroutiers prend en compte l’inflation et applique les contrats conclus entre l’État et les sociétés concessionnaires il y a plusieurs années », explique le ministère des Transports dans un communiqué. 
Une augmentation malgré des chiffres positifs ces dernières années
Selon l’Arafer, les dix-sept sociétés concessionnaires d’autoroutes ont réalisé un chiffre d’affaires de 9,8 milliards d’euros en 2016, soit une augmentation de 4,5 % par rapport à l’année précédente. Les recettes de péages ont quant à elles, progressé de 4,9 %.
Dans un accord conclu en 2015 avec l’État, les sociétés d’autoroutes ont prévu de financer 3,2 milliards d’euros de travaux sur 10 ans. Elles auraient obtenu en échange de ces investissements une stabilité fiscale, une clause pour allonger la durée des concessions et surtout des hausses du prix des péages. Cependant, il existe une raison à cette augmentation. « Le taux d’inflation mesuré au 1er octobre 2017 sert de base aux calculs. Cette année, il s’est établi à 1,026 % ce qui justifie une partie de la hausse : contractuellement les sociétés d’autoroute en répercutent 70 %. » Rapporte le JDD. Cela s’ajoute à un rattrapage sur la hausse de la redevance domaniale, accordée par l’État aux concessionnaires entre 2016 et 2018, mais aussi des financements de projets.

À Toulouse qu’est-ce que ça change?

Pour rejoindre Montauban (Tarn-et-Garonne), au départ du péage de Toulouse nord-est, il faudra, à compter du jeudi 1er février 2018, débourser 3,50 euros, contre 3,40 euros aujourd’hui. « Un travailleur qui devrait faire l’aller-retour cinq fois par semaine devrait payer un euro de plus par semaine. » Entre Toulouse et Agen (Lot-et-Garonne), le prix passera de 10 à 10,20 euros. Pour aller plus loin, à Marmande (Lot-et-Garonne), il faudra payer 13,8 euros et non plus 13,7. Entre Toulouse et Carcassonne (Aude), le prix passe de 8,9 à 9,1 euros. L’augmentation est encore plus forte quand on veut se rendre depuis la Ville rose à Narbonne (Aude) : elle est de quarante centimes, le prix passant de 14,40 euros à 14,80. Rejoindre Toulouse à Montpellier (Hérault) passera de 23,2 à 23,5 euros. 

Pour rappel en 2015, la ministre de l’Écologie Ségolène Royal qui avait décidé de s’attaquer de front aux sociétés autoroutières, avait obtenu un « gel des tarifs » qui n’a donc pas été poursuivi.