Ce mardi 30 janvier, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a décidé d’intégrer le trafic de drogue dans son calcul du produit intérieur brut. Une pratique déjà existante dans d’autres pays européens.

L’Insee va « tenir compte de la consommation de stupéfiants et des activités liées à cette consommation sur le territoire national », a annoncé l’institut dans un communiqué consacré à une série de modifications comptables. Cette décision de l’Insee fait suite à un long débat lancé par Eurostat en 2013. L’institut statistique européenne avait demandé aux Etats membres d’intégrer le trafic de drogue et la prostitution dans leurs statistiques nationales. Le chef du département des comptes nationaux de l’institut public, Ronan Mahieu, a assuré que ces nouvelles données seraient intégrées aux chiffres du PIB révisés et détaillés, qui seront publiés en mai.

Harmoniser une pratique déjà existante en Europe

La visée était d’harmoniser les données fournies par les pays européens, ces activités étant légales ou dépénalisées dans certains Etats, comme les Pays-Bas ou la République Tchèque. Plusieurs pays ont alors décidé d’intégrer ces nouvelles normes, notamment l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Italie.

De son coté, l’Insee avait accepté de prendre en compte les ressources issues du trafic de drogue dans le « revenu national brut » (RNB), destiné principalement à déterminer la contribution de la France au budget de l’Union européenne, mais pas dans le PIB, mesure comptable qui fait référence dans le débat public.

À l’échelle Toulousaine

Sur le plan local, la consommation de produit issue du cannabis est fortement implantée. De par les nombreux points de vente (four) tel que le Mirail, Bagatelle, ou Borderouge. La ville fait face à un trafic toujours plus grandissant, qui répond également à une demande grandissante.

Le point sur la ville Rose, en quelques chiffres :

 

Infographie sur la consommation de cannabis à Toulouse // Victor Segal