Nous le savons tous, les États-Unis sont souvent en avance sur nous, Français, en matière de concepts novateurs (ou de bonnes séries, d’ailleurs). Iliana Lhotte s’est installée à Toulouse, dans son cabinet « Au jardin des petits miracles », en novembre 2017 en tant que praticienne du bien-être. Elle va peut-être permettre à la ville Rose de prendre de l’avance.

Nous sommes prêts à parier que la relaxation cranio-sacrale ne va pas vous parler au premier abord. Les premiers chuchotements « cranio-sa quoi ? » se font même déjà entendre. Cette méthode de relaxation consiste à libérer certains blocages du corps pour l’accompagner dans son auto-régulation.

Pas besoin d’ôter ses vêtements, il suffit de s’allonger sur la table chauffante, de s’enrouler dans le plaid tout doux si l’envie nous prend, et de se détendre. Après avoir discuté quelques minutes avec le client, Iliana sait vers quelles parties du corps elle va se diriger en premier. Ce n’est pas un massage habituel, où les mains du professionnel font rouler notre peau, nos nerfs, pour évacuer nos tensions. La mode californienne est bien plus douce : seules quelques manipulations pour aider le liquide céphalo-rachidien à circuler correctement. C’est pourquoi cette technique peut s’adapter à tous les publics : des bambins aux personnes âgées.

« Au jardin des petits miracles » est ouvert tous les jours, sur rendez-vous uniquement. Crédit : Iliana Lhotte

Si le ressenti peut varier d’une personne à l’autre, Iliana, elle, sent vraiment les changements. « Au début de la séance j’ai senti que la partie droite du cerveau était bien plus comprimée que la partie gauche. J’ai essayé de l’aider à oser prendre tout son espace. Au début elle était un peu réticente (rires) mais j’ai fini par atteindre mon objectif. J’ai travaillé sur une autre partie du corps et quand je suis revenue au crâne, la partie droite avait retrouvé une amplitude équilibrée avec la partie gauche. » Le rôle du praticien dans la relaxation cranio-sacrale, c’est d’appuyer sur différents points pour montrer au système nerveux qu’il y a un blocage à cet endroit là, et qu’il faut qu’il s’auto-régule. Le corps répond aux mouvements : un grognement d’estomac se fait entendre lorsque les mains d’Iliana travaillent sur le haut du corps.

« Être un détective du corps »

Iliana Lhotte est rentrée cet été après cinq ans passés en Californie où elle a pu se former en école de massothérapie et se spécialiser en craniosacralothérapie. « J’adore devenir un détective du corps et trouver les tensions présentes. » En relaxation cranio-sacrale, ce sont des changements internes qui vont s’opérer, d’où la douceur de la pratique. « Rien n’est dangereux. Le pire que l’on puisse faire, c’est que cela ne marche pas… ».