En grève depuis le 15 janvier, les aides-soignants et les infirmières du pôle I3LM du CHU de Purpan de Toulouse, ont envoyé une lettre ouverte au Ministère des Solidarités et de la Santé. Cette lettre écrite par les représentants de la CGT au CHU, interpelle Agnès Buzin face aux déclarations de la directrice générale par intérim du CHU de Toulouse.

La directrice générale adjointe actuellement à la tête des hôpitaux de Toulouse par intérim, à déclarer dans le journal la dépêche, « vouloir sanctionner les comportements honteux ». Des propos qui selon les deux syndicats majoritaires, CGT et SUD, « portent atteinte à la réputation de [leur] organisation et travestissent la réalité ».

Le personnel des douze services concernés (traumatologie, infectiologie, médecine interne, des transporteurs de sang et du pôle psychiatrie), par ce mouvement de grève, se plaint des conditions de travail. Ils dénoncent le non-remplacement des courts arrêts maladie, et le manque de personnel en priorité.

La CGT dénonce le management du CHU

Dans cette lettre ouverte, les représentants syndicaux, font un état des lieux selon leur point de vue, des conditions de travail. Pour cela, ils énumèrent plusieurs décisions prises par la direction générale.« L’administration du CHU a demandé aux agents du pôle I3LM de lister les soins auxquels il pouvait renoncer dans le cadre d’une procédure dégradée… » écrivent-ils. Les délégués de CGT et de SUD reviennent aussi sur les consignes, donnés depuis plusieurs semaines « jamais une consigne de la CGT ni de SUD n’a mis, ne met ou ne mettra en danger quelqu’un : agent ou patient au CHU de Toulouse, contrairement à beaucoup de mesures de cette direction »

Demande d’intervention du ministère de la santé

Tout au long de la lettre, les rédacteurs dénoncent la pression exercée par l’administration et les changements réguliers des dirigeants. Ils demandent aussi la fin de ce conflit qui durent depuis plus de 2 semaines « la direction du CHU de Toulouse doit faire cesser le conflit ».

La CGT du CHU de Toulouse « demande des excuses publiques et que de réelles négociations s’ouvrent » avec l’administration de l’hôpital. En conclusion de cette lettre ouverte, les délégués syndicaux demandent à être reçue par le Ministère et particulièrement par la ministre Agnès Buzin.

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