C’est un scandale qui prend de l’ampleur. D’un côté, le constructeur automobile Volkswagen aurait utilisé des singes pour tester des gaz d’échappement. De l’autre, un organisme de recherche, financé par plusieurs constructeurs automobiles allemands, aurait procédé à une étude scientifique sur des cobayes humains pour tester les effets du dioxyde d’azote, un élément présent dans les gaz d’échappement des voitures.

Plusieurs constructeurs automobiles allemands sont actuellement dans la tourmente. C’est d’abord le New York Times qui, le premier, a révélé jeudi une étude menée dans un laboratoire américain. Selon le journal américain, dix singes ont été utilisés pour tester les gaz d’échappement de moteur diesel de Coccinelle, modèle emblématique de la marque. Hier, c’est le Stuttgarter Zeitung et le Suddeutsche Zeitung, médias allemands, qui révélaient qu’une vingtaine de cobayes humains avaient été utilisés pour inhaler, pendant plusieurs heures, du dioxyde d’azote à des doses variées.

Volkswagen au coeur des scandales

Toujours selon le Stuttgarter Zeitung, les tests sur les cobayes humains auraient été financés par plusieurs constructeurs allemands : BMW, Volkswagen et Daimler. L’impact sur les humains n’a cependant pas pu être déterminé par l’enquête. Parmi ces révélations, nous apprenons également que les tests auraient été commandés par le Groupe européen de recherche sur l’environnement et la santé dans le secteur du transport (dissous depuis l’année dernière) et auraient été effectués dans un institut dépendant de l’université d’Aix-la-Chapelle, en Allemagne.

Volkswagen, déjà ébranlé par plusieurs scandales, a très vite réagi à ces annonces en s’exprimant dimanche soir : « Nous sommes convaincus que les méthodes scientifiques choisies à l’époque étaient mauvaises […] Il aurait mieux valu se passer d’une telle étude », a remarqué le groupe, critiquant au passage « le manque de discernement de certaines personnes » à propos des tests sur les singes.

Pour rappel, en septembre 2015, le constructeur allemand avait reconnu avoir truqué plus de 11 millions de voitures afin qu’elles affichent un taux de pollution moins élevé que leur taux réel. Selon les éléments du New York Times, les tests effectués sur les primates seraient également reliés au scandale du Diesel Gate et auraient été parrainés par le Groupe européen de recherche sur l’environnement et la santé dans le secteur du transport.