À l’aube du départ de l’International Futsal Cup (destinée aux jeunes U10 de plusieurs clubs, dont ceux de Arsenal, Tottenham ou encore de l’Inter Milan), Garry Mondré, le coach des jeunes de l’UJS Toulouse s’est confié sur son expérience au sein d’un club pour lequel il a beaucoup de reconnaissance. D’origine martiniquaise, l’homme est aujourd’hui l’un des piliers de l’UJS : il est entraîneur adjoint de l’équipe 1 sénior de l’UJS, mais aussi éducateur de l’équipe U10. Lors de l’International Futsal Cup,  il tentera, outre aller chercher un résultat honorable dans la compétition, de faire en sorte que ses jeunes représentent fièrement les couleurs du club.

Affiche officielle de l’International Futsal Cup

Le24heures : Pouvez-nous nous raconter votre parcours dans le monde du football ?

Garry Mondré : J’ai commencé le football sur le tard, vers 12 ans, en Martinique. J’ai eu la chance d’intégrer la meilleure école de foot là-bas, le Golden Star. J’ai joué pour cette équipe jusqu’à mes 19 ans environ, en DH. Par la suite je suis parti en Europe et j’ai eu l’occasion de jouer en Espagne où j’ai vécu mais aussi aux Pays de Galles ! Durant tout mon parcours de joueur, j’ai rencontré pas-mal de bons entraîneurs et de bons éducateurs, c’est d’ailleurs grâce à eux que j’ai eu envie de le devenir également pour transmettre ce que l’on m’avait appris.

L24H : Pourquoi avoir choisi l’UJS ?

GM : J’ai rejoint le club cette année et ça s’est fait naturellement car ils ont des valeurs fortes, on le sent. Ce ne sont pas seulement des mots vous savez, je parle vraiment de valeurs profondes. On fait partie d’une famille et chacun apporte sa pierre à l’édifice. Le plus important, c’est que tout le monde puisse s’épanouir dans ce club et ça fait vraiment plaisir.

L24H : C’est la deuxième participation de l’UJS Toulouse à l’International Futsal Cup, qui est quand même une compétition qui ramène de très grosses cylindrées. Comment préparez-vous vos U10 à un tel événement ?

GM : Dans un premier temps, il faut savoir qu’on ne va pas demander aux jeunes d’aller chercher la victoire. Bien entendu, si nous avons la possibilité d’aller au bout de l’expérience, nous ne cracherons pas dessus. Mais avant tout, le but est de montrer que l’UJS est bien établi à Toulouse et que les jeunes travaillent bien. Nous voulons surtout montrer que les jeunes ont intégré les valeurs du club, c’est très important pour nous. Ensuite, nous avons des jeunes pétris de qualités qui seront en compétition avec des clubs professionnels et de très bons clubs amateurs. Le but est de les accompagner tout en les laissant s’exprimer.

L24H : Pensez-vous qu’une telle compétition puisse lancer des jeunes toulousains dans le monde du football ou du futsal professionnel ?

GM : Bien-sûr ! C’est ce qui peut bien évidemment arriver ! De très grands clubs seront présents et si les jeunes continuent à progresser convenablement, on peut très bien les voir percer dans le monde du foot à onze ou dans le futsal.

L24H : Est-ce qu’on peut dire, aujourd’hui, que l’UJS est une référence en futsal dans la région ?

GM : Sans prétentions, je pense que oui. Aujourd’hui, nous participons à un tournois qui est en train de se pérenniser, nous avons une école de foot qui continue de se structurer et commence dès les U6, en passant par les catégories féminines. Enfin, nous avons l’équipe 1 séniors qui joue a un très bon niveau au futsal et qui tire le club vers l’avant. Il faut saluer tout le travail qui est fait.

L24H : Comment mettez-vous réellement en pratique les valeurs que vous inculquez à vos jeunes ?

GM : Nous mettons régulièrement en place de sorties de « cohésion » afin de souder le groupe. Dernièrement, nous sommes allés au bowling par exemple. La vie de groupe ne s’arrête pas aux limites du terrain. Comme je le dis souvent, dans le dictionnaire, le mot valeur vient bien avant le mot victoire.

L24H : Enfin, êtes-vous fier de recevoir l’international futsal cup ici, à Toulouse ?

GM : C’est une immense fierté parce que nous recevons de très grands clubs tels que sont l’Inter, West Ham, Arsenal pour ne citer qu’eux… Nous recevons également l’OL qui est l’un des fleurons de la formation française. Très franchement, je pense que lorsque je verrais tout ce beau monde lors du week-end de la compétition, j’aurais autant d’étoiles dans les yeux que mes petits gars sur le terrain !