46 artistes, 20 lieux et 11 jours pour faire découvrir au public des performances uniques. Un défi que se lance le festival toulousain Détours de Chant, chaque année, depuis maintenant 17 ans. Au programme : des artistes toulousains, mais aussi de tous les pays francophones. Détours de Chant veut montrer que la musique française prend beaucoup de formes différentes. 

« Vous retrouverez des gens que vous ne connaissez pas. L’intérêt, c’est la découverte », explique Philippe Pagès, l’un des deux programmateurs. Et c’est l’impression que donne la programmation : Mon côté Punk, Nosfell, Gaël Faure… Autant de noms inconnus des oreilles du grand public, qui viennent de partout en France, et même au-delà. Chaque représentation est unique : on va du théâtre au chant à capela, à six sur scène comme en solo avec une guitare. Et cela s’adresse à tous, du jeune public à ceux qui cherchent à se déhancher toute la soirée. On retrouve même une tête d’affiche familière pour beaucoup… Paris Combo ! 

Le groupe français mythique des années 90 revient avec une date, le vendredi 26 janvier à 21h au Bascala. Après 20 ans de carrière et une renommée internationale, ils viennent jouer leur nouvel album Tako Tsubo. Ce groupe, qui a marqué les adolescents des années 90 avec leurs 6 albums, fera revivre ses titres à succès, comme Living Room ci-dessus. Détours de Chant ne propose donc pas que de la découverte, mais également un plongeon dans les musiques qui ont marqué le public.

À chacun son empreinte

Ce qui rassemble ces artistes c’est bien le fait qu’aucun ne se ressemble. Les styles différents, mais aussi leurs influences et surtout leurs performances. C’est un souhait des organisateurs, dont Philippe Pagès, de proposer une telle diversité. « En français on peut chanter tous les styles musicaux, comme le reggae, le rap, le rock. Pour moi, tout ça c’est de la chanson française. »

Ainsi, vous pourrez retrouver Juliette à la Halle aux Grains avec, en première partie, Archibald, qui envoûte les spectateurs avec ses différentes facettes. Le même jour au Centre Culturel Alban Melville, vous pourrez assister au show de Strange Enquête qui vous fera bouger au rythme de leur batterie et contrebasse. Un choix très complet pour tous les intéressés ! 

Et pour les artistes, cela donne une opportunité de se représenter dans une programmation très éclectique, ce qui n’est pas le cas de beaucoup  de festivals. Pour Mehdi Cayenne, artiste programmé le mardi 23 janvier au Taquin, c’est un point en plus. « Les programmateurs qui ont une forme d’audace dans leurs choix c’est très précieux, et c’est trop rare. »