La 3ème édition du festival « Les douze heures de l’impro » se tenait samedi 20 janvier, au collectif job des Sept-Deniers, à Toulouse. De midi à minuit, onze compagnies se sont succédées dans la salle de spectacle pour faire découvrir au public les différentes formes d’improvisation totale.

« Livraison de PQ ! », Cédric entre sur scène pour tenter de déstabiliser ses copains. Les règles du jeu « Toc toc à la porte » sont simples pour les Space Gones, jeune compagnie d’improvisation lyonnaise : une pièce, quatre colocataires et des sketchs d’impro totale. Généralement, ils sont deux sur scène à se lancer des répliques. Les deux autres en loge peuvent entrer dans la pièce à leur gré et stopper le sketch d’un simple « toc » sur une porte en fond de scène.

 

Les quatre compères enchaînent les situations : de la scène confidence d’un plan drague au débrief d’une soirée trop arrosée. Ils parlent le « jeun’s » et ça plait au public qui ne cesse d’éclater de rire. Certains répètent la réplique qui vient d’être lancée en pouffant. Un seul but pour les lyonnais : « laisser libre court aux quiproquos » comme l’a expliqué Cédric, avant de sonner le « gong » de début.

Les Space Gones se sont produits à l’occasion de la 3ème édition des 12 heures de l’impro, à Toulouse. Crédit : Mélissa Cruz

 

Les Space Gones se sont produits à l’occasion de la 3ème édition des 12 heures de l’impro, à Toulouse. Crédit : Mélissa Cruz

Mais pourquoi 12 heures d’impro ?

Les « Space Gones » n’étaient pas les seuls à se produire au collectif job des Sept Deniers hier, de 12h à 24h. Onze compagnies se sont lancées le défi, dont sept toulousaines.

Le concept est né à Paris il y a trois ans et désormais les 12 heures de l’impro parisiennes ont mué en 72 heures de l’impro. À Toulouse, « pourquoi pas se tenter aux 24 heures l’année prochaine » confie Eric Selard, directeur artistique et coordinateur de « La Bulle Carrée », école d’improvisation théâtrale toulousaine. L’objectif reste le même : permettre aux troupes de faire découvrir leur talent lors d’un marathon. « C’est un art nouveau, l’improvisation totale ne s’est démocratisée qu’à partir des années 70. Ça permet au public de voir les différents styles de spectacles d’improvisation. »

436 curieux se sont assis dans les gradins du collectif job l’an dernier, pour la deuxième édition des 12 heures de l’impro. Un nombre qui ne varie pas cette année.

Bonus : les Space Gones (de gauche à droite : Assif, Alexia, Cédric et Abdel) répondent au 24 heures :