Parmi les mesures prises par le gouvernement concernant la loi sur les mobilités, l’une d’entre elles prévoit de faciliter la mise en place de péages urbains. Ces derniers pourraient être installés dans les grandes villes de France, à l’image de Londres et Milan. Toulouse s’est opposé à cette mesure.

Après l’annonce du gouvernement concernant la limitation de vitesse abaissée de 90 km/h à 80 km/h sur quelque 400 000 km de route, c’est au tour des péages urbains de faire parler d’eux. Selon le journal Les Echos, l’une des mesures prises par le gouvernement concernant la loi sur les mobilités prévoit de faciliter la mise en place de péages urbains.

Une mesure incompatible avec la Ville Rose

Interrogé par notre rédaction, Jean-Michel Lattes, premier adjoint au Maire de Toulouse, est catégorique sur la question. « Très clairement, il n’y aura pas de péages urbains à Toulouse, explique-t-il. C’est un débat qu’on a déjà eu en interne, et cela s’explique par une caractéristique principale qui est d’ordre géographique. » En effet, Toulouse étant une ville plus étendue que Paris, cela pose une vraie question. « Lorsque la question des péages urbains a été soulevée, nous nous sommes demandés comment adapter un tel système sur un territoire aussi vaste », poursuit Jean-Michel Lattes, « c‘est un système adapté à des villes capitales, mais beaucoup moins aux capitales régionales. »

Si des péages urbains étaient installés à Toulouse, l’attractivité de la ville serait remise en cause pour le premier adjoint de Jean-Luc Moudenc. « Il y a un fort risque de perte d’attractivité de notre métropole. La sociologie de Toulouse rendrait cela discriminatoire : en effet, les personnes les moins aisées sont plus axées en périphérie. Cela empêcherait bon nombre de citoyens de profiter des bénéfices de la Ville rose. » Une décision qui risque de redonner le sourire aux Toulousains inquiets quant à cette mesure.