À Johannesburg, samedi, la police est intervenue pour disperser des manifestants venus dénoncer une publicité jugée « raciste », aujourd’hui retirée, de l’enseigne de vêtements H&M.

Toute la matinée, dans plusieurs centres commerciaux de la ville, plusieurs dizaines de militants des Combattants économiques de la liberté (Economic Freedom Fighters/EFF gauche radicale) ont défilé devant des magasins de la marque. Certains sont allés jusqu’à vandaliser les lieux.

Sur son compte Twitter, la police du pays a twitté : « Dans le centre commercial de East Rand, des manifestants ont réussi à entrer dans un magasin et y ont volé des articles. La police a dû intervenir et disperser les manifestants en tirant des balles en caoutchouc »

La colère des manifestants a été déclenchée par la dernière campagne de promotion de H&M, où une photo montrait un enfant noir portant un sweat-shirt recouvert de l’inscription : « Coolest monkey in the jungle » (« Le singe le plus cool de la jungle »). Le groupe s’est depuis excusé publiquement et a retiré la photo, qui a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux.

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L’un des chefs des EFF, Floyd Shivambu, a justifié les actions de protestation de ses troupes.« Cette ineptie de magasin de vêtements @hm doit accepter les conséquences de son racisme », a-t-il jugé sur Twitter. « Tous les gens censés seront d’accord pour que cette enseigne ne soit plus autorisée en Afrique du Sud. Bravo aux militants des EFF qui ont affronté physiquement le racisme », a-t-il ajouté.

Ce n’est pas la première fois qu’une grande marque mise en cause dans un scandale raciste fait face au retour de flamme des protestations.