104 millions d’euros, c’est le montant de l’amende infligée à Airbus, dans le cadre d’une procédure arbitrale, « pour une plainte pour rupture de contrat concernant l’accord de vente de missiles » à Taïwan. Une autre enquête, concernant la vente d’avions de combat à l’Autriche, risque également de provoquer quelques turbulences dans le groupe.

L’amende, de 104 millions d’euros, a été infligée à Airbus dans le cadre d’une affaire de vente de missiles à Taïwan par le groupe Matra Defenses S.A.S. en 1992. Ce dernier, qui a ensuite été acquis par l’avionneur en 1998, est actuellement « en train d’étudier l’amende afin d’évaluer quelles seront les prochaines décisions à prendre », a indiqué un porte-parole d’Airbus à Reuters.

Dans une autre affaire, Airbus a également annoncé être en discussion avec le parquet de Munich pour tenter de clore une enquête sur la vente d’ avions de combat Eurofighter à l’Autriche en 2003. En cause, « au moins 90 millions d’euros » versés, via des sociétés écrans et sur la base de fausses factures, en marge des négociations de vente et qui n’auraient aucun destinataire précis. Même si la justice bavaroise dispose de « peu de preuves de corruption », elle menace néanmoins de renvoyer plusieurs anciens responsables de l’avionneur pour abus de biens sociaux.

Le PDG du géant de l’aéronautique Tom Enders, qui dirigeait la branche défense du groupe au moment de la vente, est également visé par l’enquête. Il ne sollicitera pas de renouvellement de son mandat en 2019.

Ces deux annonces ont été faites par l’avionneur deux jours avant la publication de ses résultats commerciaux, lundi 15 janvier.