Onzième Convention, ce week-end, pour les adeptes Toulousains du Tatouage. À l’espace Diagora de Labège, les passionnés ont pu admirer, et même goûter, au travail d’artistes venus des quatre coins de la France.. et bien plus loin encore. 

Le son des aiguilles à tatouer, la mélodie habituelle de cet événement. Une panoplie de dessins, aux divers styles, et aux multiples couleurs ornent les stands. Autrefois, le tatouage était généralement associé aux marginaux. Symbole originel d’un groupe, d’un clan, le tatouage n’a pas toujours eu bonne réputation. Pourtant, à cette convention il n’y a aucun criminel. Les idées reçues ont bien changées sur cet art réalisé à l’encre. Au fil des allées, et des aiguilles, chaque motif est unique, et délivre un message personnel.

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Tatouages Old Shool, Biomécanique, Graphique, Réaliste, Maori et Polynésien… la liste est longue. Et ne s’arrête pas là. Les conventions sont des endroits qui permettent de s’ouvrir à de nouveaux styles, tous aussi uniques les uns que les autres. C’est également un lieu d’échanges, qui permet d’en savoir plus sur cet art, auparavant considéré comme ancestral. À l’image de l’artiste Haa’ Mana Tatau, tout droit venu de.. Moorea ! En France pour un mois, le Tatoueur affectionne tout particulièrement les conventions. « Ce genre d’événement est très bien, cela permet de faire connaitre divers styles de tattoo » explique-t-il. Mais cela contribue aussi au fait d’en apprendre plus sur l’histoire du tatouage en lui-même. Par exemple, Haa’ Mana Tatau met également au clair les origines des symboles Maori, qui ne viennent pas seulement de Nouvelle-Zélande, mais aussi de nombreuses autres îles, notamment de l’archipel Polynésien.

Haa’ Mana Tatau

Le tatouage par vocation

Parfois, et même souvent, le tatouage ne se choisit pas au hasard, pour un but purement esthétique. Dans les allées de la Convention Toulousaine se trouve Odré-Tattoo. Spécialisée dans le recouvrage d’anciens motifs, ainsi que la couleur, l’artiste oeuvre également pour la bonne cause. En effet, la Tatoueuse Bordelaise  travaille également avec des femmes atteintes du cancer du sein, et l’association l’association Soeur d’Encre. Une aventure humaine et artistique afin d’aider les femmes à se ré-approprier leur corps après la maladie.

 

 

Simple désir esthétique, ou souhait de graver dans sa chair un message personnel, le tatouage se détourne de mille et une manières. Le but est, avant tout, de parler avec son coeur afin de trouver la création qui vous collera le mieux à la peau. Ces rencontres lors des conventions sont caractérisées par le partage. Un échange avec des personnes singulières, afin de déceler le motif qui sera unique.