À Toulouse, depuis moins d’un mois, une école d’un nouveau genre vient de voir le jour, « l’École de Capucine », où l’on peut « cultiver son érotisme ». À l’origine du projet, Capucine Moreau, une sexologue de 37 ans, qui s’est lancée ce défi avec pour motivation principale de « faciliter l’accès aux réponses » sur les sujets tels que le désir, la jouissance, les fantasmes et bien sûr de l’érotisme.

C’est avant tout son expérience personnelle qui a poussé Capucine Moreau à se lancer dans cette aventure. « Dans pratiquement tous les parcours, il y a un moment dans sa vie où on se pose des questions sur : ce qu’est être une femme, être un homme, quels sont nos désirs, quelle est notre vision de l’érotisme, etc. Et qu’est-ce que nous avons pour y répondre ? Rien. On est complètement perdus, et on va regarder sur internet où il y a énormément de clichés », affirme la Lyonnaise, Toulousaine d’adoption.  

Crédit Photo : LouML

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Se familiariser avec l’érotisme dès son plus jeune âge

L’érotisme est, selon elle, quelque chose qui s’apprend comme on apprendrait à parler une nouvelle langue, à tricoter ou à jouer d’un instrument. « On a le droit de tout apprendre, mais pas l’érotisme. L’érotisme, c’est sensé nous descendre du ciel, c’est inné », s’indigne ironiquement la sexologue. 

Et c’est justement parce que l’érotisme n’est pas inné, et que l’école traditionnelle académique ne l’enseigne pas, qu’elle propose des ateliers adaptés pour les plus jeunes, dès l’âge de 12 ans. Pour elle, il est plus qu’essentiel de donner des outils aux plus jeunes pour « se connecter à leurs propres plaisirs et désirs ».

« Je veux aider les gens à cheminer, à explorer leurs propres désirs et leurs envies sans qu’ils ne soit imposés par l’extérieur. Les gens doivent savoir ce qui leur plaît en matière d’érotisme ».

Les ateliers se font en groupe et tout le monde se doit de participer. / Crédit Photo : YANYAK

« Déconstruire l’image de la sexualité »

L’objectif de Capucine est d’accompagner les personnes de tout âge « à réfléchir, à sentir ce qui est bon pour elles ». Elle souhaite sortir des dictats, des idée reçues, des passations de traditions et déconstruire cette image que l’on a tous en tête de la sexualité coïtale et reproductive.

Pour elle, il faut absolument évincer cette peur et cette honte d’en parler. « Les femmes ne se sentent pas libres et les hommes ont souvent peur d’avoir l’air de prédateurs. Résultat : le couple se retrouve en crise », se désole la sexologue.

Pour sortir de ce silence, elle propose un certain nombre d’activités (pour adultes et adolescents) : des consultations individuelles ou en couple, des ateliers de groupe qui permettent d’avoir un espace sécurisé pour échanger librement, des accompagnements individualisés ainsi que des cycles de formation. Les prix varient entre 12 et 50  selon l’activité choisie. 

Plus d’informations sur les lieux et les dates sont à retrouver sur le site de l' »École de Capucine » ou sur le site personnel de Capucine Moreau.